«Mon partenaire particulier»: Des handicapés se lancent à la conquête de l’amour sur M6

TELEVISION La série documentaire inédite est diffusée à partir de ce mercredi 1er avril à 20h55. Cinq numéros sont prévus…

Anaëlle Grondin

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Ellyn, 20 ans, étudiante en journalisme, à la recherche de l'âme soeur.
Ellyn, 20 ans, étudiante en journalisme, à la recherche de l'âme soeur. — Philippe DOIGNON/M6

Ne levez pas tout de suite les yeux au ciel en lisant la description de Mon partenaire particulier dans votre programme télé. M6 promet, avec cette série documentaire inédite qui suit seize handicapés à la recherche de leur âme sœur, de la «pudeur» et de la «douceur».

Alors que beaucoup de téléspectateurs craignent de tomber sur une téléréalité voyeuriste et racoleuse, Frédéric de Vincelles, directeur général des programmes de la chaîne défend: «Mon partenaire particulier permet de donner un regard nouveau sur le handicap. C’est un programme qui donne beaucoup de courage.» Anne-Sophie Larry, directrice des programmes de flux externe, renchérit: «On a voulu une thématique rarement traitée à la télévision: le handicap et l’amour. On montre que la quête de l’amour est universelle. La gêne, l’appréhension, finalement tout cela se dissout rapidement.»  

Beaucoup d’humour

D’après les images que 20 Minutes a pu visionner en avant-première, la série documentaire adaptée du format anglais The Undateables - et dont Michèle Laroque assure la voix off - se veut bienveillante et ponctuée d’humour. Les histoires de chaque témoin sont touchantes. On découvre par exemple Sylvain, 25 ans, timide, fan de sport et de bowling, atteint de trisomie, et qui rêve de plaire à une blonde aux yeux bleus. Ou encore Ellyn, 20 ans, une étudiante en journalisme pétillante en fauteuil roulant. Cette dernière a su que M6 préparait Mon partenaire particulier grâce au bouche-à-oreille. «J’avais vu les émissions anglaises. J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’humour et j’ai voulu participer», explique-t-elle.

Le producteur, Samuel Kissous, «espère contribuer à faire évoluer les mentalités». Il affirme avoir suivi les choses telles qu’elles se passaient dans la réalité. «Cela a été très long et compliqué pour trouver les témoins. On est passé par une dizaine d’associations pour créer un lien de confiance et pour savoir comment leur poser nos questions, raconte-t-il. Il fallait aussi qu’ils acceptent les caméras. Beaucoup de personnes n’ont pas eu envie d’être filmées». Cette recherche de personnes souffrant de handicap physique ou mental en quête d’un rendez-vous amoureux a duré des mois. M6 a été plus réactive que d’autres chaînes (et notamment des chaînes de France Télévisions) pour diffuser cette série documentaire. «Au premier abord, tout le monde a été frileux. On a eu aussi un moment de doute, confie Samuel Kissous. Mais je me suis pris une claque phénoménale avec la version britannique [qui cartonne outre-Manche]. Je me suis dit que si je ne le faisais pas, j’étais un idiot.»