«Better Call Saul»: Cinq raisons pour lesquelles la série est le meilleur spin-off de tous les temps

SERIE TELE La nouvelle fiction des créateurs de «Breaking Bad» est diffusée chaque mardi sur Netflix depuis le 9 février. Et il est chaque fois très difficile d’attendre la semaine suivante pour découvrir la suite…

Anaëlle Grondin

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Extrait de la saison 1 de la série «Better Call Saul».
Extrait de la saison 1 de la série «Better Call Saul». — Ursula Coyote/AMC

La série la plus attendue en ce début d’année? Sans aucun doute Better Call Saul, le spin-off de Breaking Bad, qui s’est achevée en septembre 2013, déjà. Une éternité. Les fans de la série de Vince Gilligan, qui en redemandaient, ont donc dû attendre avec la plus grande impatience jusqu’au mois dernier pour découvrir sur la chaîne AMC aux Etats-Unis (et Netflix en France) Better Call Saul, mettant en scène l’avocat magouilleur Saul Goodman auquel Walter White, le héros de Breaking Bad, avait fait appel.  

Cinq raisons pour laquelle cette nouvelle série dérivée est la meilleure de tous les temps.

1. Personnage secondaire auparavant, Saul Goodman est captivant

Vous vous gaussiez ou leviez les yeux au ciel à chaque fois que l’avocat véreux ouvrait la bouche dans Breaking Bad tant ses idées pour «aider» ses criminels de clients étaient capillotractées. Mais comment Saul Goodman, de son vrai nom Jimmy McGill, est-t-il tombé aussi bas? Better Call Saul revient (pour le moment) sur son parcours avant qu’il ne croise le chemin de Walter White, le héros de Breaking Bad, et narre sa métamorphose. On découvre un personnage complexe, aussi paumé qu’attachant. Le téléspectateur s’aperçoit que la série est moins comique qu’elle n’y paraît, plus sombre, et se laisse aisément captiver par ce petit avocat commis d’office «loser» d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, qui se fait humilier quotidiennement, même par le garçon de parking. 

2. L’acteur Bob Odenkirk est excellent dans le premier rôle

L’interprète de Saul Goodman était largement passé au second plan dans Breaking Bad, aux côtés du charismatique Bryan Cranston (qui incarnait Walter White). Le comédien n’en restait pas moins excellent. Better Call Saul en apporte une preuve supplémentaire. Le Saul Goodman de Breaking Bad n’est pas du tout le même que dans la série dérivée. Et Bob Odernkirk est d’une incroyable justesse dans tous les registres, capable de nous émouvoir du sort de son personnage crapuleux. Saul Goodman autant que l’acteur méritaient ce spin-off et contribuent avec ses créateurs, Vince Gilligan et Peter Gould, à sa réussite.

3. La série n’a pas besoin de «Breaking Bad» pour briller 

Better Call Saul n’a pas à rougir face à son aîné. Saul Goodman a vu le jour dans Breaking Bad, certes. Mais Better Call Saul ne doit pas être seulement considérée comme une vulgaire série dérivée. La fiction n’a pas besoin des références à sa grande sœur pour briller. Les créateurs embarquent les spectateurs dans des directions qu’il n’avait pas anticipées. L’histoire, neuve et excitante, se tient seule et aiguise la curiosité. Si bien que celui qui n’a pas vu Breaking Bad peut l’apprécier. Régulièrement, les médias et les fans s’interrogent: «quand verra-t-on des caméos de Bryan Cranston et Aaron Paul, acteurs vedettes de Breaking Bad, dans Better Call Saul?» Mais pourquoi faire? 

4. Il y a des clins d’œil à «Breaking Bad», mais ils sont très subtils  

Si Better Call Saul parvient à se démarquer de son illustre prédécesseur, Vince Gilligan a tout de même glissé quelques références dans sa nouvelle série. Mais encore une fois, nul besoin de les avoir comprises pour se plonger dans Better Call Saul. D’ailleurs, ces clins d’oeil sont si subtils qu’ils ont même pu échapper aux plus grands fans de Breaking Bad. Dans le spin-off, Saul Goodman gare par exemple sa voiture miteuse à côté de celle qui deviendra la sienne dans Breaking Bad. Le site Topito s’est amusé à lister ce genre de petits détails.

5. Le showrunner Vince Gilligan est toujours aussi inspiré

Même en partageant les commandes de cette nouvelle série avec Peter Gould (le scénariste qui avait façonné le personnage de Saul Goodman), Vince Gilligan n’a pas perdu ses bonnes habitudes. D’un point de vue cosmétique, d’abord. Il invite également le spectateur à arpenter les rues d’Albuquerque avec la même lenteur qui avait plu aux fans de Breaking Bad, tant dans la mise en scène que dans l’écriture, en s’attardant sur les détails. Et il réussit à nous rendre accro dès le premier cliffhanger (fin d’épisode). Brillant.