Marc-Emmanuel Dufour, l'animateur de
Marc-Emmanuel Dufour, l'animateur de — TF1

POLEMIQUE

Marc-Emmanuel répond aux critiques sur «Tous ensemble»: «J'ai mal à mon coeur»

L’animateur de TF1 répond au témoignage accablant d’une participante de l’émission…

L’arrivée brutale des caméras, les pressions de la production pour créer des séquences larmoyantes, et beaucoup de souffrance après le tournage… Dans un article publié mardi sur le site Bastamag, une famille anonyme a témoigné de son expérience traumatisante après sa participation à Tous Ensemble, l’émission de solidarité de TF1 (diffusée depuis 2009 tous les samedis après-midi) qui fait appel à des bénévoles pour rénover la maison de particuliers en détresse.

«J'ai mal à mon coeur»

Contacté par TéléStar, le présentateur Marc-Emmanuel Dufour, aux manettes de l’émission depuis six ans, répond, «blessé et au bord des larmes», aux accusations. «J’ai mal à mon cœur quand je lis ce genre d’articles», dit-il, «évidemment touché, pas forcément pour moi, mais surtout pour tous les bénévoles qui donnent de leur temps pendant les tournages». «On fait croire qu'ils font mal leur travail alors qu'il y a tellement d'amour chez ces artisans». 

La femme qui témoigne anonymement dans Bastamag fait état de «travaux bâclés» et de conséquences graves sur la famille: une anorexie mentale pour un enfant, un autre qui a fait de la boulimie, le père tombé en dépression. 

«Nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours»

«Nous en sommes à près de 200 émissions et on reçoit de nombreuses photos des familles heureuses que nous avons aidées. C'est surtout ça Tous ensemble», répond Marc-Emmanuel, qui ne comprend pas que la famille n'ait pas contacté directement la production: «Je ne vais pas remettre en cause la parole de cette dame (très ému). Ca me touche énormément que des gamins aient pu souffrir d'anorexie de boulimie. Mais pourquoi reste-t-elle dans l'anonymat?». 

Quant au récit qui évoquait des insultes et crachats reçus par la famille à cause de la jalousie suscitée par l'aide reçue, l'animateur répond: «Nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, il est rude. Évidemment, il peut y avoir des jalousies quand nous arrivons dans un petit village pour aider une famille mais à ce point-là...»