Le livre d’Alexandra Lange n°1 sur Amazon après le succès de «L’Emprise» sur TF1

LIVRES Michel Lafon, l’éditeur d’«Acquittée» ne s’attendait pas à ce «bond des ventes» et prépare une réimpression…

Annabelle Laurent

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Michel Lafon/TF1

C’est le meilleur score de TF1 pour une fiction française depuis quatre ans: 8,6 millions de téléspectateurs lundi soir pour L’Emprise, inspiré de l’histoire vraie d’Alexandra Lange, qui, humiliée et battue pendant plus de douze ans par son mari, finit par le tuer d’un coup de couteau. 

Le «tuer pour ne pas mourir»: c’est le sous-titre d’Acquittée, son livre paru en 2012 aux éditions Michel Lafon, et qu’une partie des téléspectateurs a souhaité vraisemblablement mieux connaître: le livre connaît un flagrant sursaut de ses ventes.

Sur Amazon ce mardi, le livre édité chez J’ai lu s’est hissé à la première place des ventes de livres, repoussant Michel Houellebecq, qui soumet les ventes depuis des semaines, à la seconde place. Le livre paru chez Michel Lafon est lui monté à la 14e place des ventes.

Michel Lafon lance une réimpression

«On espérait que le film allait fonctionner, mais de là à s’attendre à voir un bond dans les ventes…», réagit auprès de 20 Minutes Margaux Mersié, l’éditrice chez Michel Lafon qui avait contacté Alexandra Lange en 2012, après avoir suivi son procès dans les médias, pour lui proposer de raconter son histoire.

Avec la diffusion du film sur TF1, «on s’était préparé pour avoir du stock, assure l’éditrice, mais là, vue l’audience du film, on réimprime.»

Le livre mentionné partout dans la massive campagne d'affichage

En charge de la cession des droits du livre à Endemol et TF1, l’éditrice évoque une «collaboration étroite»: le livre était mentionné au générique, à la fin, et sur l’ensemble de la campagne d’affichage, qui a été particulièrement massive, l’enjeu étant lourd pour TF1 qui annonçait le film comme «événement» et a organisé plusieurs projections et avant-premières.

Alexandra Lange «bouleversée» par le film

Pour se lancer dans l’écriture du livre, Alexandra Lange s’était d’abord montrée «réticente, elle était très éprouvée», se souvient l’éditrice. Mais elle s’est «décidée très vite finalement, en se disant qu’elle avait traversé cet enfer mais qu’elle pouvait faire que ça n’arrive pas à d’autres».

«Le film, qu’elle a vu en projection, l’a bouleversée», confie l’éditrice qui l’a eue ce mardi au téléphone. Alexandra Lange ne souhaite, elle, pas s’exprimer, «le film est son message».