Benjamin Castaldi: «Au-delà de "Nouvelle Star", ce qui m’intéresse c’est l’aventure D8»

INTERVIEW Benjamin Castaldi présente jeudi à 20h50 le premier prime de «Nouvelle Star». Plus de huit ans après avoir quitté l’émission…

Alice Coffin
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Benjamin Castaldi
Benjamin Castaldi — Groupe Canal+ D8

Après avoir animé les trois premières saisons de Nouvelles Star sur M6, Benjamin Castaldi s’était fait débarquer, en 2006, par M6 au milieu de la quatrième parce qu’il avait signé chez TF1. Sur la une pendant huit saisons, il a présenté Secret Story. Le voilà de retour, ce jeudi soir, sur le plateau de Nouvelle Star, pour le premier prime. Sur D8, cette fois.

Cela s’est déjà vu un animateur qui fait un come-back dans une émission qu’il a lancée ?

Drucker avec Champs-Elysées, non?

Oui mais l’émission s’était interrompue. Techniquement, c'était un revival pas un come-back.

En effet. Alors, non, je crois que ce n’est jamais arrivé.

Parce que c’est un peu bizarre ?

Non, pas du tout. Je vais reprendre mes marques assez facilement. Par rapport à l’émission telle qu’elle existait sur M6, le fondamental n’a pas changé. Même si c’est plus connecté et que les téléspectateurs participent davantage.

Vu comme cela s’est terminé sur M6, si l’émission était encore diffusée sur cette chaîne, auriez-vous quand même dit «oui»?

Honnêtement je ne me suis pas posé la question. Le choix aurait été différent. Car, au-delà de Nouvelle Star, ce qui m’intéresse c’est l’aventure D8.

Autrement dit, vous allez faire d’autre chose?

J’espère bien! D8 est une chaîne qui a une politique d’identification de ses visages. Elle met en avant les animateurs. C’est normal, c’est une politique de grande chaîne. Comme TF1 ou France 2.

Au-delà d’être l’animateur, il faut composer avec un jury. C’est spécial comme exercice?

J’ai un rôle de trait d’union. Entre les performances des candidats et les commentaires du jury. Je fais l’explication de texte pour les gens chez eux. Je connais bien André Manoukian qui était déjà là il y a onze ans. Une complicité, des petites rixes, vont se mettre en place avec les autres. Face à leurs commentaires, je fais un peu office de gilet pare-balles, même si ce n’est pas une expression très heureuse pour la période.

Vous trouvez que c’est compliqué, à ce propos, de faire du divertissement alors que des événements aussi graves viennent de se produire?

Au contraire. Je pense que dans cette période un peu particulière et morose, il faut offrir du divertissement. De quoi rire et se distraire.

A vos débuts, The Voice n’existait pas. Cela change-t-il la donne?

Pas grand-chose, non. A l’époque Star Academy cartonnait. The Voice et Nouvelle Star sont très différents même si ce sont tous les deux des talent shows. The Voice mise sur la mécanique des auditions à l’aveugle, ce qui parfois fait un peu oublier le cœur de ce que doit être un talent show.

Vous avez quitté TF1 après huit années de Secret Story. L’émission va continuer sans vous?

Sur TF1 ou sur une autre chaîne, je serais très surpris que l’émission ne revienne pas.

Quel bilan tirez-vous de Secret Story ?

Huit années de rêve avec une équipe adorable. Mais au bout d’un moment, j’avais fait le tour de la question. Comme tout le monde, je vieillis et je n’avais pas envie de faire Secret Story toute ma vie. Certains candidats auraient pu être mes enfants, il commençait à y avoir trop de décalage!