«Le Nom des gens» sur France 4: Cinq choses à savoir sur cette comédie jouissive

TELEVISION France 4 diffuse ce mercredi soir à 20h45 la comédie de Michel Leclerc (2010) avec Sara Forestier, Jacques Gamblin et même, deux petites minutes, Lionel Jospin...  

Annabelle Laurent

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Jacques Gamblin et Sara Forestier dans «Le nom des gens».
Jacques Gamblin et Sara Forestier dans «Le nom des gens». — M. Crotto

Faites l'amour, pas la guerre. Ce credo, Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) l’applique littéralement, en couchant avec des hommes de droite pour les faire changer de bord. Une nuit et c’est plié, les voilà presque avec des étoiles rouges dans les yeux. Jusqu’au jour où elle rencontre Arthur Martin (Jacques Gamblin), un spécialiste des oiseaux morts et de la grippe aviaire, qu’elle classe comme «fasciste» un peu trop vite…

Ce mercredi soir, France 4 diffuse Le nom des gens. Et parce que Le nom des gens le vaut bien, 20 Minutes vous dévoile cinq anecdotes sur cette comédie qui avait embelli l'année 2010. 

«Arthur Martin, comme les cuisines?»

«Arthur Martin, comme les cuisines?». C’est l’un des running gags du film. Se trimballant un nom de famille ultra-commun, le personnage interprété par Jacques Gamblin recueille systématiquement la même réaction de ses interlocuteurs. Du vécu pour le réalisateur Michel Leclerc? Probablement. Leclerc, comme les supermarchés? 

Baya, Bahia 

Si Michel Leclerc possède un point commun avec son personnage, sa compagne, la scénariste Baya Kasmi, porte le même prénom que l’héroïne principale. Aucun hasard là dessous: Michel Leclerc et Baya Kasmi ont écrit le film ensemble, et n'ont jamais caché la part autobiographique du film. Leur rencontre se serait déroulée d'une façon similiaire à celle de Bahia et Arthur dans le film, et leurs histoires familiales sont inspirées directement des leurs. «Ma compagne Baya et moi voulions parler de cette obsession nationale concernant ce qui est français et ce qui ne l'est pas, a notamment expliqué Michel Leclerc. En nous basant sur les histoires de nos familles, nous avions plus de chances d'être justes.» 

Jospin, acteur-auteur 

Bahia Benmahmoud s’est trompée sur Arthur Martin. Il est jospiniste. Pourtant «un jospiniste aujourd'hui, c'est aussi rare qu'un canard mandarin dans l'île de Ré». Cette phrase, prononcée par Jospin, qui joue son propre rôle, a été écrite par l'ancien Premier ministre. Lionel Jospin a improvisé tous les dialogues de ce caméo pour lequel il s'était offert une apparition sur la Croisette en 2010. Michel Leclerc et sa compagne Baya Kasmi lui avaient envoyé le scénario six mois avant le tournage et, séduit, Jospin s’est prêté au jeu. «Le courant est si bien passé que je lui ai laissé une entière liberté dans ses propos, raconte Michel Leclerc au Figaro. Nous avons tourné la scène dans mon appartement et nous avons eu droit à la visite de tous nos voisins!», . 

La scène de nue sauvée

L’une des scènes les plus mémorables du film a bien failli ne jamais avoir lieu. Bahia nue dans le métro parce qu’elle a «oublié» de s’habiller? Michel Leclerc l’avait écrite, puis supprimée. Comme les autres scènes de nu, d’ailleurs. «J’ai passé le casting parmi les dernières et, comme d’autres actrices avaient refusé ces scènes [de nu], elles avaient été ôtées», explique Sara Forestier à Paris Match. C’est donc elle qui a réclamé les scènes. «Moi, je trouve ça rare de pouvoir jouer une scène de nu burlesque. Bahia, c’est Pierre Richard qui aurait mangé du lion!». 

De Bénisaf à Salonique

«De Bénisaf à Salonique», la chanson du générique de fin, est signée du duo de réalisateurs, qui ont composé la musique, écrit les textes, et en sont les interprètes.