Erika Moulet sur NRJ 12: «J’avais envie d’enlever le masque de l’information»

INTERVIEW Erika Moulet présente chaque dimanche «Unique au monde» sur NRJ 12 à partir du 1er février...  

Alice Coffin

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Erika Moulet
Erika Moulet — Frédéric Souloy / NRJ 12

Erika Moulet ex-journaliste phare de LCI travaille depuis quelques mois chez NRJ 12. La journaliste présentera le 1er février une émission intitulée Unique au monde. Elle sera entourée en plateau par Delphine Chanéac, Lâm Hua, Audrey Tinthoin et Pierre-Olivier Beaudoin.

Quel est le concept d’Unique au monde?

C’est un magazine de divertissement, mais aussi d’information. On va parler de ce qui se fait de plus fou dans le monde en termes de nouvelles technologies, de tendances. On va partir faire des reportages très loin et les commenter en plateau.

Sur LCI vous faisiez du hard news. Ce n’est pas bizarre de passer à ce type de concepts?

C’est dans la continuité. J’avais envie d’enlever le masque de l’information. Un masque très lourd, très grave. Je voulais sourire. Ce n’est pas les mêmes codes expressifs que pour l’info. Il faut être naturel et ça se travaille! Je me défais de mes automatismes. C’est plus simple d’avoir un sourire quand on parle de nouvelles technologies que lorsqu’on annonce un attentat en Syrie.

Pour vous, c’est le même métier ?

Cela reste du journalisme, oui. Je suis pour la mobilité. J’ai commencé en presse écrite à France Soir, j’ai fait de la radio chez Europe 1. Tout cela me semble logique. Il n’y a pas un fossé énorme entre le hard news et ce que je fais sur NRJ 12.

NRJ 12 a une réputation de chaîne assez trash. Cela ne vous a pas fait peur?

Sur toutes les chaînes, il y a des programmes plus ou moins trash, plus ou moins honorables. NRJ 12 évolue. Quand je suis arrivée, je savais que la télé réalité faisait partie de la chaîne. Mais il y a aussi beaucoup d’autres programmes qui arrivent et dessinent la ligne éditoriale.

Vous aviez quitté LCI à cause du contexte difficile dans lequel se trouve la chaîne?

Pas du tout. Je suis partie sans savoir ce qui allait se passer. On s’est quittés parce qu’il le fallait… L’avenir de la chaîne reste d’ailleurs encore incertain.

Concrètement pour la première, vous présenterez quoi?

Trois reportages. Le premier au Brésil avec ce phénomène terrifiant des gens qui n’hésitent pas à vivre avec des fauves. Un deuxième sur les nouvelles technologies au Japon qui approchent de plus en plus des émotions humaines. Et un troisième sur le business des sosies. On voit ça comme un peu ringard en France mais en Angleterre, c’est un vrai boulot très respecté! 

La chaîne parle de magazine «feel good». Cela vous va comme expression?

Oui, car en plateau on est bienveillant, pas dans la critique, le sensationnalisme ou le buzz. On s’adore et on est polis et souriants!