Michel Denisot: «Avant, quand je voyais Omar Sy, on parlait de tout sauf de lui »

TELEVISION Michel Denisot discute une heure dans les rues de Paris avec Omar Sy dans «Conversation secrète», mercredi à 22h50 sur Canal+…

Alice Coffin

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Omar Sy et Michel Denisot dans
Omar Sy et Michel Denisot dans — Thierry Gromik

Depuis la rentrée Michel Denisot a repris l’émission Conversation Secrète. Ce mercredi soir, il déambule dans les rues de Paris, discute avec Omar Sy, interrompu parfois par des passants, selon le principe du programme.

Comment  choisissez-vous vos invités?

Une heure d’entretien, c’est un luxe à la télévision désormais. Alors personne ne nous dit «non», tout le monde est assez séduit par le format. Il faut que la personne ait une vraie densité de vie et soit d’accord pour se confier.

Mais justement, vous pointez qu’Omar Sy ne parle pas facilement de lui?

Il a contribué au Grand Journal avec le SAV, et à cette époque, à chaque fois que je le voyais, on parlait de tout sauf de lui. Mais là, il a eu une façon de me faire comprendre des choses qui passent difficilement dans des interviews de trois minutes, où l’on cherche la petite phrase, la reprise systématique. Et puis toutes les personnalités d’aujourd’hui sont des gens de télévision, donc quand on n'est pas coupé par des pages de pub, tout cela est fluide.

Cela vous est déjà arrivé que des passants vous interrompent pour critiquer votre invité?

Curieusement, non. J’en suis surpris. A Bordeaux, avec Alain Juppé, on a croisé des milliers de gens, mais rien. Evidemment si cela arrivait, on ne couperait pas.

Vous savez qui seront vos prochains invités, et d’ailleurs vous prévoyez aussi des invitées?

Très bonne remarque! Bien sûr il n’y aura pas que des hommes! C’est en cours.

Omar Sy travaillait à Canal+. Omar Sy est en couverture de GQ, qui appartient à Condé Nast, le même groupe que Vanity Fair dont vous êtes le directeur. Et l’on voit la couverture plusieurs fois à l’écran. Cela ne fait pas un peu auto promo?

Ah mais si on était tombé sur 20 Minutes avec Omar Sy en couverture, on l'aurait montré aussi! Je vous assure que ce n’était pas prévu qu’on croise tous les deux mètres cette affiche. Je n’avais pas fait mettre les panneaux exprès. C’était plutôt marrant.

Il y a des choses qui vous ont surpris chez Omar Sy?

Sa retenue et la précision de sa pensée. On comprend bien que sa famille, ses quatre enfants, la religion c’est fondamental. Il ne parlait jamais de la religion musulmane qui l’a beaucoup aidé à rester solide dans la vie. Il a aussi une appréhension très juste et jubilatoire de ce qui lui arrive. Et puis ce qui est intéressant, c’est qu’il ne veut pas être un modèle et refuse d’être enfermé par l’adjectif «noir».