Comment «La France a un incroyable talent» déniche ses candidats

TELEVISION «La France a un incroyable talent» reprend ce mardi sur M6 pour une saison 9, avec entre autres un régurgitateur, une bande de filles parachutistes et un chien qui danse…

Annabelle Laurent

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Lorie, nouvelle jurée, face au
Lorie, nouvelle jurée, face au — M6

Danseur Tétris, femme-canon ou pro du «glue painting». Les années passent et les candidats sont toujours aussi improbables. Mais où vont-ils les chercher? La question revient alors que démarre ce mardi la saison 9, avec Louise Ekland et Alex Goude aux manettes et un jury aux trois quarts renouvelé, avec l’arrivée de Lorie, du metteur en scène Giuliano Pepa­rini et du comé­dien Olivier Sitruk. Réponse avec la productrice de l’émission chez FremantleMedia, Déborah Huet.

Objectif n°1: Retourner Internet, trouver le chien qui danse  

«On a un régurgigateur! Il a ce talent complètement dingue de pouvoir avaler et régurgiter. Lorie lui sert de cobaye, vous verrez», fanfaronne Déborah Huet. Ce n’est pas tout. «Une de nos grosses fiertés cette saison, c’est qu’on a du parachute. Une équipe de filles. C’est génial. Et on a aussi du motocross acrobatique. Un truc de barjo». Sans oublier… le chien qui danse. «C’est un de nos casteurs qui l’a trouvé sur YouTube. Parmi les dix casteurs, j’ai 2-3 geeks qui retournent Internet et regardent les vidéos qui viennent d’un peu partout et trouvent de nouvelles disciplines.»

Quand, au bout de huit saisons, un danseur Tétris apparaîtrait presque comme du réchauffé, mieux vaut en effet retourner Internet. Trouver de nouveaux numéros, c’est «bien sûr le gros défi de chaque saison», commente Déborah Huet qui regarde «bien sûr» les versions étrangères de l’émission. «C’est une bonne source d’inspiration.»

Objectif n°2: Contacter TOUS les cirques  

Mais il faut aussi du volume, puisque près de 150 candidats passent devant le jury. Les casteurs se sont mis au boulot en janvier dernier. Pour six mois de travail. «Il y a des milliers de candidatures spontanées, mais il faut aussi faire passer l’info partout. Ils contactent le monde, les cirques, les écoles, les conservatoires, les cabarets, les mairies, les assos, la presse quotidienne régionale, les radios».

«Quand ils sont en charge d’une région, ils passent tout au peigne fin, épluchent tout. Ils sont comme des enquêteurs». Avec une qualité requise: «être curieux. Il faut vraiment l’être beaucoup pour cette émission!».

Objectif n°3: Déplacer 200 personnes à Marseille  

Pour la première fois cette année, le jury est descendu à Marseille pour faire passer les castings au Silo. Logistiquement, c’était l’épopée. «C’est une énorme colo: 200 personnes de la prod’ qui descendent, c’est un énorme barnum».

Pour écrémer la sélection, pas de quota prédéfini entre amateurs et professionnels, assure la productrice. «Ça s’équilibre naturellement. Les tendances apparaissent au fur et à mesure. Par exemple, on n’a jamais eu autant de familles: on a du jonglage père-fils, quatre sœurs qui chantent…».

«Ce qui compte, c’est que les gens aient du talent et soient fun ou touchants à la télé», poursuit-elle. Et un vrai talent. «C’est marrant comme parfois les gens sont convaincus d’avoir un talent alors que c’est assez bateau». Vous qui savez faire bouger vos oreilles ou toucher votre nez avec votre langue, vous pouvez remballer.