Bernard Tapie: «Audrey Pulvar a eu envie de faire la maligne»

TELEVISION La journaliste est revenue sur son clash avec l'ex-ministre. Bernard Tapie aussi...

Anne Demoulin
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Ambiance tendue sur le plateau d'i-Télé entre Audrey Pulvar et Bernard Tapie, le 26 octobre 2014.
Ambiance tendue sur le plateau d'i-Télé entre Audrey Pulvar et Bernard Tapie, le 26 octobre 2014. — capture d'écran/20 Minutes

Depuis ce matin, Audrey Pulvar débriefe son face-à-face musclé avec Bernard Tapie, ce dimanche sur iTélé.

«Le coup de poing sur la table pour me faire taire»

Après Le Grand 8 sur D8, où elle tient une chronique, la journaliste s’est expliquée sur Canal+ dans Le Nouvelle Edition: «C'est la première fois que cela va aussi loin, le coup de poing sur la table pour me faire taire, on ne me l'avait jamais fait. On a déjà essayé de m'impressionner mais jamais à ce point-là.»

«Je l'ai entendu hurler dans le sas des invités»

Audrey Pulvar raconte ainsi les coulisses de l’interview : «Il y avait une coupure pub, il est parti très énervé sans me saluer évidemment. Puis je l'ai entendu hurler dans le sas des invités, en disant tout le bien qu'il pensait de moi avec des noms très fleuris. Moi je suis sortie le chercher, en disant que ce n'était pas admissible ce qu'il faisait».

Bernard Tapie, «Je lui mets le nez dans son ignorance»

Audrey Pulvar a affirmé avoir validé avec l'ex-ministre les grands thèmes de l'interview : «Il m'a toujours dit : “vous posez toutes les questions que vous voulez”. Ce n'est pas la première fois que j'interroge Bernard Tapie, ça a toujours été sportif mais ça se passe plutôt bien normalement», a-t-elle détaillé sur D8.

Le quotidien La Provence, dont l’actionnaire principal est Bernard Tapie, qualifie seulement ce dernier de «très en verve». Dans une interview accordée au Point, Bernard Tapie déclare: «Audrey, c'est une femme que j'aime beaucoup. Je l'ai vue à plusieurs reprises, notamment quand je jouais au théâtre. Je n'ai rien à lui reprocher. Elle a eu envie de faire la maligne... »

«Bon, après, je suis un salaud, je lui mets le nez dans son ignorance et lui fais valoir à l'antenne qu'il est curieux qu'elle enfreigne le secret de l'instruction, alors que, moi-même, j'y suis astreint. Elle m'interroge d'abord sur une affaire commerciale - la reprise de Nice-Matin - qui est l'objet d'une procédure dans laquelle le secret de l'instruction n'existe pas, puis s'étonne que je sois plus disert là-dessus que sur une autre affaire qui relève du droit pénal... Je me contente de lui donner une leçon de droit, elle n'a pas apprécié. Point final», réplique l'ex-ministre.