«Un soir à la Tour Eiffel»: Alessandra Sublet n'a «plus peur de passer pour la meuf qui a le melon.»

TELEVISION Alessandra Sublet fait son retour dans une émission hebdomadaire sur France 2, le mercredi en deuxième partie de soirée...

Benjamin Chapon
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L'animatrice Alessandra Sublet sur le plateau de «Vivement dimanche» en décembre 2013.
L'animatrice Alessandra Sublet sur le plateau de «Vivement dimanche» en décembre 2013. — PJB/SIPA

Non, ça n’est pas un concept très original. Oui, c’est Alessandra Sublet la star. Et non, elle ne posera pas les questions qui fâchent. Un soir à la Tour Eiffel marque le vrai retour d’Alessandra Sublet plus d’un an après son départ de C à vous.

Chaque mercredi en deuxième partie de soirée sur France 2, l’animatrice recevra, dans un studio monté au premier étage de la Tour Eiffel, un invité pendant une heure et demie. Après Kad Merad pour la première, Nicolas Bedos et Carla Bruni sont attendus. En attendant, peut-être, Julien Clerc, Yannick Noah…

«Ah ben dis donc, y a de l’argent sur France 2.»

Lors d’une des rares séquences récurrentes de l’émission, Alessandra Sublet illumine la Tour Eiffel avec son invité. «Quand on est provinciale, comme moi, la Tour Eiffel, ça fascine. J’ai eu peur que ça fasse prétentieux de tourner ici, mais tant pis. J’assume. La première chose que ma grand-mère m’a dite quand je lui en ai parlé c’est: «Ah ben dis donc, y a de l’argent sur France 2.» L’émission a été difficile à monter parce que tout est compliqué avec la Tour Eiffel, mais pas plus chère qu’une autre.»

A ses invités elle promet «du temps pour parler» et «de la bienveillance: en venant, ils savent que je ne vais pas chercher à les piéger.» Du temps de C à vous, l’animatrice a souvent constaté que «de cette manière-là, les invités se lâchent plus, on apprend plus d’eux.» Elle a aussi été victime de «la méfiance des artistes qui veulent tout maîtriser. Ils ont du mal à se livrer. Les artistes qui n’ont pas peur des médias, il n’y en a pas beaucoup.»

Le melon, c’est bon

Pierre-Antoine Capton, producteur de l’émission, promet «un rendez-vous haut de gamme, à la hauteur du lieu». Mais la vraie, voire la seule, plus-value assumée du programme, c’est sa présentatrice, sevrée de plateaux télé pendant un an.

Alessandra Sublet ne s’en cache pas, elle espère que «les gens regardent parce que c’est Aless’, comme ils regardent Ardisson, Ruquier ou Drucker pour les animateurs et pas en fonction des invités. Il n’y a pas à rougir de dire ça. Je n’ai plus peur de passer pour la meuf qui a le melon.»

Pas différente, dans le fond

D’ailleurs, il n’y a pas grand-chose qu’elle ait peur dire, Alessandra Sublet. «Pendant un an, mes collègues en ont profité pour me tirer dessus. Je suis contente d’être de retour pour pouvoir faire la même chose.»

Elle assume ainsi de «trop rire» et d’être étiquetée comme «la gentille. Le rire et la spontanéité, c’est mon fond de commerce. Je n’ai pas changé en un an. Mais j’ai un ton plus posé et j’ai cherché à avoir un peu plus de fond. Ça me manquait.»