VIDEO. Décès de La Boule: «C’était un brave mec», réagit Patrice Laffont

TELEVISION L’animateur s’est ému de la disparition d’Yves Marchesseau, le geôlier de Fort Boyard. L’émission a été «sa revanche sur la vie», a réagi sa fille au micro de France Bleu…

A.L et J.M

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Patrice Laffont, Yves Marchesseau et Cendrine Dominguez à Fort Boyard en 1996
Patrice Laffont, Yves Marchesseau et Cendrine Dominguez à Fort Boyard en 1996 — ROUSSIER/SIPA

Avant d’intégrer le Fort Boyard en tant que geôlier et sonneur de gong, il était vendeur de boules de pétanques, d’où son surnom. Yves Marchesseau, 62 ans est décédé à Saintes (Charente-Maritime) des suites d’un cancer.

«Des parties de pétanque ensemble»

«On dit que c’est moi qui l’ai fait venir à Fort Boyard, mais c’est faux. Je l’ai rencontré sur le Fort, il avait déjà été engagé par la production, a commenté l’animateur Patrice Laffont, joint par 20 Minutes. Après, on a sympathisé car il était plutôt amical, le personnage me faisait marrer. Et comme je suis également un passionné de pétanque, on faisait des parties ensemble, on allait jouer avec d’autres sur le parking de la production».  

«Son physique suscitait la sympathie ou le rejet, car après tout, il incarnait un personnage méchant qui faisait des prisonniers. Mais c’était plutôt un brave mec avec du caractère», poursuit Patrice Laffont. «De temps en temps, il ronchonnait dans son coin. Il soufflait, il râlait. C’était un personnage attachant. Forcément on le remarquait. Mais avec moi, ça s’est bien passé.»

Il y a un an, l'animateur l'avait revu pour la dernière fois, quand il était candidat à Fort Boyard. «On s’est rappelé nos souvenirs, ça fait toujours plaisir».

Son complice Anthony Laborde, alias Passe-Muraille, a réagi sur RTL: «La Boule, c'était un ami, même plus qu'un ami… Moi je le considérais comme un membre de ma famille. Il nous a quitté mais il restera longtemps gravé dans nos mémoires.».

«Sa revanche sur la vie» 

Interviewée ce lundi matin par France Bleu La Rochelle, sa fille a raconté comment son père avait démarré sa carrière: «Mes parents ont entendu à la radio que Fort Boyard cherchait un homme gros. Ma mère a dit en plaisantant "Gros comme t'es, tu serais pris" et mon père a dit "Chiche, je me présente".»

«Le fait d'être gros et chauve lui a permis d'avoir ce rôle et lui a fait plus de 20 ans de bonheur. Jeudi, quand il a su qu'il allait mourir, il nous a dit "Vous savez j'ai beaucoup souffert dans mon enfance, j'ai été très malheureux, et Fort Boyard a été ma revanche sur la vie"».

Adventure Line Production et Olivier Minne ont appris la nouvelle avec «beaucoup de tristesse», réagissent-ils via un communiqué dans lequel ils transmettent leurs pensées aux proches d'Yves Marchesseau.