VIDEO. Super Nanny: «Il devrait y avoir une école des parents»

TELEVISION Le programme, de retour sur NT1 en 2013, est reparti pour une seconde saison avec l’éducatrice Sylvie…

Benjamin Chapon

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Super Nanny saison 2 sur NT1
Super Nanny saison 2 sur NT1 — Jean-Philippe Balte/NT1

Après les bonnes audiences de la première saison, Super Nanny est de retour sur NT1 le lundi soir à 20h50. Le programme a peu changé. Sylvie visite des familles qui rencontrent un obstacle d’ordre éducatif avec leurs enfants.

Sévère mais juste, la Super Nanny, après un temps d’adaptation, prodigue ses conseils. Cette deuxième saison est également l’occasion d’un programme «Que sont-ils devenus?» où l’on retrouve les familles visitées l’an passé.

Qu’est-ce que le succès de la première saison change pour vous?

Ça me donne de l’ascendant, c’est sûr, parce que ça prouve que mon travail a plu. Mais moi, je n’ai pas changé, je suis restée la même Sylvie, très simple.

Maintenant, les familles vous connaissent quand vous arrivez. Vous avez ressenti cela?

Un peu. Mais cette petite starification ne m’a pas changé du tout. Je suis tout à fait naturelle et ça, les familles le ressentent. Le côté télé, les caméras, ils l’oublient très vite. Nous restons dix jours à chaque fois, je passe beaucoup de temps à discuter avec les parents. La complicité humaine qui naît entre nous est la preuve qu’on a oublié les caméras.

La télévision est parfois perçue comme la nouvelle autorité officielle, comme autrefois les instituteurs, puis les médecins. Cela vous aide pour vous imposer?

Je n’ai pas à m’imposer. Les familles nous accueillent, et attendent beaucoup de nous. Ils ont eu l’humilité de demander de l’aide et je leur apporte, en toute simplicité.

Il y a tout de même des contraintes liées à la production d’une émission de télévision. Cela n’a aucun impact?

J’appréhendais cela lors de la première saison. Mais en réalité, c’est assez relatif. Et j’ai pris de la bouteille. Je me suis adaptée à tout ça mais je ne me sers pas de ça dans mon travail. Il n’y a aucune différence entre ce que je fais à la télé et ce que je fais dans mon travail sans les caméras. La seule différence, c’est le look: les lunettes et le tailleur.

Il y a malgré tout un côté jeu de rôle…

Bien sûr, être parent c’est jouer un rôle dans la vie de ses enfants. Et ce rôle là, personne ne vous l’enseigne, il faut l’apprendre seul. C’est compliqué d’être parent. L’enfant n’est pas livré avec la notice. Je pense qu’il devrait y avoir une école des parents, une sorte de formation. Je suis persuadé qu’on éviterait beaucoup de problèmes comme ça.

Avez-vous visité des familles homoparentales dans cette saison 2?

Non, mais nous aimerions beaucoup. Dès la première saison nous en avons cherché mais pas trouvé. Peut-être la loi est-elle encore trop récente, peut-être faut-il à ces couples avec enfants un peu de temps pour oser s’exposer ainsi à la télé.

Le vote de la loi sur le mariage pour tous a été entouré de débats parfois violents avec une vision très normative de ce que doit être une famille. Ce climat social a-t-il eu un impact sur votre travail?

Non, aucun. Les familles qui nous appellent sont dans un grand désarroi. Souvent, ils nous voient comme le dernier recours. Du coup, je crois qu’ils ont d’autres préoccupations.

Justement, comment gérez-vous le fait que certains vous voit comme le messie?

On en parle. J’explique aux parents que pendant dix jours, on va faire un travail d’équipe mais qu’ensuite, ils reprennent leur rôle, seuls.