Daphné Bürki: «Le samedi midi, en lendemain de cuite, les gens ont besoin d’enthousiasme!»

TELEVISION «Le Tube» reprend sur Canal + pour une deuxième saison, chaque samedi à 12h45…

Alice Coffin

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Daphné Bürki en plateau.
Daphné Bürki en plateau. — Daniel Bardou / Canal+

L’ex animatrice des «Maternelles» sur France 5, et comparse de Michel Denisot sur le plateau du «Grand Journal» déjà sur Canal + entame samedi la deuxième du «Tube», émission dédiée à l’actualité des médias.

Quel bilan de la première saison?

Le fait que le conducteur qu’on avait écrit fin juin avant le lancement ait été maintenu pendant toute la saison est une vraie satisfaction. C’est pourtant une période compliquée pour lancer de nouveaux formats et c’était un gros pari. Il y a beaucoup de gens qui tâtonnent, et sont obligés de bousculer leurs programmes. Canal+ a laissé notre petite équipe soudée approfondir.

Le journalisme médias, c’est-à-dire, les journalistes qui enquêtent, ou pas, sur les journalistes, c’est une spécialité compliquée, non?

Le truc c’est que je n’arrive pas à me dire que moi-même je suis dans ce milieu-là. Que j’ai la carte de presse, que je suis journaliste. C’est pourtant bien ce qui figure sur mon bulletin de paie. Les médias sont une matière qui m’a toujours branchée. J’adore le mouvement, l’immédiateté.

Il y a d’autres émissions sur les médias. Vous vous situez où dans un spectre qui irait d’«Arrêt sur Images» à «Touche pas à mon poste» en passant par «Médias le Magazine»?

On est très complémentaires. J’estime ne pas avoir de concurrent. Nous, on raconte des histoires, on fait ressortir des figures émergentes des médias. Nos invités nous accordent leur confiance. Alors qu’à l’heure actuelle tout le monde a peur de la petite phrase, du mauvais amalgame. Nous lorsqu’on fait des sujets sur nos invités, ils le reçoivent comme un cadeau de mariage car on essaie de montrer leur parcours dans ce qu'il a de singulier et intéressant.

Du coup vous assumez un point de vue volontairement positif?

C’est dans mon caractère. Je préfère annoncer les bonnes nouvelles. Raconter de belles histoires. J’aime l’enthousiasme. J’entends beaucoup d’informations divulguées uniquement pour enfoncer un peu plus quelqu’un. Ce n’est pas notre créneau. En plus on est diffusé le samedi midi, alors quand les gens sont en lendemain de cuite ou avec des enfants dont il faut s’occuper, ils ont besoin d’enthousiasme!

Comment vous comportez-vous lorsque vous invitez des gens de votre propre chaîne?

Ou de notre groupe. Canal + s’est agrandi. Il y a D8 maintenant et je reçois sans problème Cyril Hanouna ou Enora Malagré. D’ailleurs je suis moi-même régulièrement invitée dans «Touche pas à mon poste». Je ne prends pas de pincettes non plus, mais je ne conçois pas non plus mon plateau comme un tribunal.

Quel est le sommaire de cette première?

Comme d’habitude, on aborde les médias au sens large, avec les réseaux sociaux, Internet. D’ailleurs au sommaire de la première de la saison il y a un sujet sur Twitch, un autre sur Jimmy Kimmel et Laurent Ruquier en invité puisqu’on a bien compris que cette année la rentrée était en radio et pas en télé.

En parlant des réseaux sociaux, vous êtes très active sur Twitter où vous publiez aussi bien des infos professionnelles que privées.

Je suis assez simple là-dessus, bien dans mes groles. Je ne calcule pas trop les choses. Si je fais un flash-back il est évident que je n’étais pas destinée à faire ce boulot, du coup j’ai un rapport très simple à ce métier. Cela peut faire sourire dit comme cela mais je ne suis pas dans l’image!