«Capital»: Qui est François-Xavier Ménage, le nouveau visage de l'émission emblématique d'M6?

PORTRAIT Après avoir pris les rênes de l’émission cet été, le journaliste de 34 ans prépare sa «vraie rentrée». Dès ce dimanche 7 septembre à 20h50, «il met les mains dans le cambouis» et va tenter de «moderniser» le magazine… 

Anaëlle Grondin
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Le journaliste François-Xavier Ménage, aux commandes de «Capital».
Le journaliste François-Xavier Ménage, aux commandes de «Capital». — Franck FERVILLE/M6

Polo gris, pantalon noir, sneakers. A deux pas des locaux d’M6, François-Xavier Ménage lit Le Monde dans un café. L’ex-grand reporter de BFM TV est à la fois décontracté et concentré sur son journal, qu’il quitte avec sympathie pendant une heure pour répondre à nos questions en commandant un Coca (à 9h45 du matin).

Amoureux du micro

Même depuis qu’il a abandonné la chaîne d’information pour présenter «Capital», le journaliste de 34 ans reste accro à l’info. «Avoir l’actualité tous les jours dans la tête n’est pas incompatible avec un magazine, assure-t-il. Sans flagornerie, mon travail de reporter depuis dix ans va me servir pour "Capital".»

Enfant,  François-Xavier Ménage voulait être «cuistot» ou avocat. Mais après avoir fait une fac d’économie à Rennes, il choisit d’étudier le journalisme et entre au Celsa. «J’ai fait une émission de hip hop quand j’étais étudiant sur une radio locale et je ne pouvais pas abandonner ce rapport au micro», raconte-t-il.  Son premier job à la sortie de l’école? Il a eu «la chance d’avoir un CDI à RMC». Là-bas, il fait du reportage pendant quatre ans, avant de lorgner BFM TV, insatiable.

Avide de découvertes

«J’ai remarqué que mes collègues de BFM bougeaient plus que moi, explique-t-il. Je suis allé frapper à la porte de la chaîne et on m’a dit "ok". Je n’ai pas été déçu». Le reporter s’est rendu en Afghanistan, en Libye, au Japon… «C’est quelqu’un de très haut niveau. Il a rapidement compris les codes de la télé», témoigne la journaliste Julia Delage, qui a travaillé avec lui à BFM TV.

François-Xavier Ménage a été marqué par deux reportages pendant ses six ans là-bas. «En Egypte, ça avait une certaine saveur d’être en direct pour couvrir le début d’une révolution», raconte-t-il avec ardeur. «Et être à Fukushima [après l’accident nucléaire] était unique. Connaître un danger invisible nous a fait perdre beaucoup de repères».

«Blindé d’interrogations» 

Le journaliste a rarement eu peur. «Quand à Tripoli des snipers tirent dans tous les sens, on ne peut pas savoir ce qu’il va se passer, mais je ne suis pas un chien fou non plus.  On avançait en équipe, on voyait ce qu’il se passait, on reculait, on avançait à nouveau». Modeste, il affirme être «blindé d’interrogations». «Il doute toujours mais il est capable de prendre des décisions rapidement sur le terrain», confie Julia Delage. «FX est exigeant et bienveillant, en tant que personne et journaliste. Il ne compte pas ses heures. Il a beaucoup de points communs avec Thomas Sotto. Ils ont la même simplicité», ne tarit pas d’éloges la présentatrice Nathalie Lévy.

François-Xavier Ménage «aurait pu continuer à être reporter pendant 20 ans» s’il n’avait pas reçu le coup de fil d’M6, assure-t-il. Avec «Capital»,  sa carrière et son quotidien ont été chamboulés. Pour le plus grand bonheur de sa femme et de sa fille de deux ans et demi. «A BFM, j’avais toujours une brosse à dent et un caleçon dans mon box. Maintenant je sais où je vais dormir le soir», plaisante-t-il. «Quand on voit comme il s’investit, ça ne va pas lui faire de mal de se poser un peu!», commente de son côté Nathalie Lévy.

Sportif et obsédé par le Japon

Quand il n’est pas en train de lire les journaux, de regarder les JT et de bûcher,  François-Xavier Ménage lit des livres japonais. «Je vais acheter le nouveau Murakami. Je suis obsédé par le Japon depuis tout petit. Si on me branche là-dessus, je peux en parler pendant 10 heures», rigole-t-il. On le croit volontiers. 

Il a aussi «besoin de nager deux fois par semaine». Si cela explique certainement sa forme physique et sa bonne humeur, nager ne lui permet pas toujours de se vider la tête. «Avant d’arriver chez "Capital", je me faisais mes conversations avec Nicolas de Tavernost pendant mes 40 minutes de crawl», admet-il en grimaçant. «Mais si vous me mettez devant un film japonais, je vous promets que je débranche complètement!»