Eurovision: les Twin Twin n’ont «pas à rougir»

MUSIQUE Les Français ont été élu groupe le plus sympathique du concours par les participants...

Benjamin Chapon

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Les Twin Twin au concours de l'Eurovision à Copenhague le 10 mai 2014
Les Twin Twin au concours de l'Eurovision à Copenhague le 10 mai 2014 — Frank Augstein/AP/SIPA

Samedi soir, alors que Conchita Wurst l’emportait pour l’Autriche, les Twin Twin sont entrés dans l’histoire de l’Eurovision en finissant derniers avec deux points. Le pire résultat pour la France en 62 participations, et le pire résultat tous pays confondus. Loin de se laisser abattre, le trio a répondu aux questions de 20 Minutes quelques heures après la fin du show.

Vous n’êtes pas trop déçus?

Pas du tout. Samedi soir, après le show, on a été élu groupe préféré par toutes les délégations. Artistes, techniciens, organisateurs, bénévoles… Tout le monde a voté, et on a gagné. Dès la fin de l’émission, tout le monde est venu nous voir pour dire qu’ils ne comprenaient pas notre score. Ces deux points, ils ne reflètent pas du tout la réalité de l’ambiance et de l’engouement autour de nous.

Comment avez-vous réagi pendant l’annonce des résultats?

On était déçu pour la France. On était triste pour les gens derrière leur télé qui pensent peut-être que ce classement c’est un truc important. Mais ça ne l’est pas.

Mais ça devrait être un peu pénible ce long moment où personne ne vous donnait de points?

On était tellement à fond que ce classement était presque drôle. Sébastien Tellier a dit que finir dernier à l’Eurovision, ça revient à être premier dans la vie réelle.

Et le concert en lui-même, il s’est bien passé?

On est super content de ce qu’on a fait. Tout le monde dansait pendant notre passage. On n’arrête de recevoir des messages pour nous dire que notre prestation était la meilleure. On n'a pas à rougir.

Mais alors comment expliquez-vous ce résultat?

Ça nous dépasse, ça se joue ailleurs. On a remarqué qu’il y avait plein de pays, par exemple d’Europe de l’est ou de Scandinavie qui bossaient ensemble. Il y a des Ukrainiens qui bossent pour l’Azerbaïdjan, des Finlandais qui bossent avec la Suède… Ils se connaissent, ils travaillent ensemble et forment un réseau. Nous, on n’a pas ça…

OK, mais quand même. Deux points…

Peut-être que la France n’est pas très aimée et qu’on a payé ça. On ne peut pas se prononcer là-dessus. Mais nous, on est fier d’avoir montré une belle image de la France, dynamique, volontaire, joyeuse. On a l’esprit Coubertin: l’important, c’est de participer.

Appréhendez-vous le retour en France?

On pensait rester un peu ici à Copenhague pour en profiter mais on a beaucoup de demandes d’interviews et on veut y répondre. Même si c’est difficile à assumer, on est à l’aise dans nos baskets. On veut vraiment donner notre point de vue, raconter cette semaine folle, la qualité incroyable de l’organisation, tout ça. On a vécu un truc de dingue.

Et pour la suite?

On va sans doute continuer à miser sur l’Europe parce que notre titre a super bien marché dans plusieurs pays. Sur le site de l’Eurovision, on a le titre le plus écouté. Ça nous a ouvert tout un réseau.