L'ex-patron de France Télévisions Patrick de Carolis mis en examen pour «favoritisme»

JUSTICE Au sujet de contrats passés avec la société Bygmalion...

Anne Demoulin
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Patrick de Carolis, le 6 mars 2010 à Paris
Patrick de Carolis, le 6 mars 2010 à Paris — L. BONAVENTURE /AFP

Patrick de Carolis, patron du groupe France Télévisions entre 2005 et 2010, vient d'être mis en examen pour «favoritisme» par le juge Van Ruymbecke, selon l'AFP, confirmant une information du Point. Au centre de l’enquête, des contrats juteux accordés par France Télévisions à la société de communication Bygmalion, petite PME cofondée en 2008, par Bastien Millot et Guy Alvès, des proches de Jean-François Copé.

«Favoritisme et prise illégale d'intérêt»

Cette société a touché plus de 1,2 millions d’euros de France Télévisions en cinq ans. Les conditions d’obtention de ces marchés et le timing ont retenu l’attention des enquêteurs, saisis d’une plainte du syndicat SNPA-CGC pour «favoritisme et prise illégale d'intérêt».

Un ex-conseiller de Sarkozy

Bastien Millot occupait le poste de numéro trois de France Télévisions avant de fonder Bygmalion.  Il était en congé sabbatique au moment où il a décroché ses premiers contrats pour sa PME. L'année suivante, il empoche via Bygmalion 430.000 millions d'euros de son ancien employeur. Bastien Millot a été mis en examen pour «recel de favoritisme». L’actuel PDG de Bygmalion a été simplement entendu par le juge.

Du côté de France Télévisions, Patrick de Carolis est mis en examen. Camille Pascal, ex-conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy et ex-secrétaire général du groupe public, est soupçonné d’avoir signé certains des contrats litigieux avec Bygmalion.