«Mad Men» entame dimanche le périple de son ultime saison

TELEVISION Quatorze épisodes vont se succéder jusqu’à la fin juin 2015 sur la chaîne américaine AMC…

20 Minutes avec AFP
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Christina Hendricks dans Mad Men. 
Christina Hendricks dans Mad Men.  — AMC

«Mad Men», la série multi-primée qui a rendu glamour la cigarette et la raie sur le côté des années 1960, entame ce dimanche le long périple de sa septième et ultime saison sur la chaîne AMC aux États-Unis.

Quatorze épisodes, en deux salves de sept titres, vont se succéder jusqu'à fin juin 2015 pour mettre un point final aux aventures sentimentales et professionnelles du personnel d'une agence publicitaire new-yorkaise, dominée par le beau et mystérieux Don Draper (Jon Hamm).

«Monde matériel et immatériel» 

Le créateur de la série, Matthieu Weiner, réputé pour en dire le minimum sur les intrigues à venir, indique dans une interview, sur le site internet de la chaîne, que cette ultime saison parlerait «du monde matériel et immatériel».

Des «choses de ce monde, l'ambition, le succès, l'argent, le temps d'une certaine manière et par contraste de ce que l'on ne voit pas, la vie spirituelle, intérieure», a-t-il ajouté. «Quand vos besoins matériels sont remplis (...) qu'y a-t-il d'autre?», se demande-t-il.

Emmy de la meilleure série dramatique

Depuis juillet 2007, «Mad Men» raconte chaque année le quotidien de l'agence Sterling Cooper, où se croisent sur fond d'histoire de l'Amérique, les destins de Peggy Olson (Elisabeth Moss), Joan Harris (Christina Hendricks), Roger Sterling (John Slattery) ou Pete Campbell (Vincent Kartheiser), entre autres.

La série, qui a remporté des dizaines de prix, a notamment décroché l'Emmy de la meilleure série dramatique à chacune de ses quatre premières saisons et a toujours été nommée pour les autres.

Reconstitution historique

«Mad Men» a été particulièrement acclamée pour sa reconstitution historique et la beauté de ses costumes reflétant le style chic impeccable de l'époque, comme sa propension à boire et fumer sans arrêt.

ATTENTION SPOILER (ne pas lire le paragraphe suivant si vous n'êtes pas à jour dans les saisons). Le dernier épisode de la saison 6, qui avait été regardé par 2,6 millions de personnes, se terminait à l'époque de Thanksgiving en 1968. Il avait laissé Don Draper sans travail, quasi divorcé et en conflit avec sa fille, après avoir divulgué le lourd secret dont les indices émaillaient les saisons précédentes.

Répercussions

«La septième saison parlera «des conséquences de ce que Don Draper a fait pendant les six dernières saisons», a précisé M. Weiner, également scénariste et producteur de la série. «Quand on veut du changement, en quoi cela se répercute sur les autres?», affirme-t-il. «Il va nettoyer pas mal de dégâts qu'il a faits», a affirmé de son côté l'acteur Jon Hamm dans une interview au magazine Rolling Stone.

La série «a commencé en 1960, quand New York était le centre non seulement des États-Unis mais du monde», raconte Matthew Weiner, elle montrera «la montée en puissance de la Californie, devenue le centre culturel du pays à la fin des années 60».

Cinq épisodes à écrire encore

Le scénariste a encore cinq épisodes à écrire mais sait déjà où il va avec son équipe d'auteurs à laquelle vient de se joindre, comme conseiller, le scénariste Robert Towne, récompensé par plusieurs Oscars, notamment en 1974 pour «Chinatown» de Roman Polanski.