«Perception»: Un génie excentrique vient résoudre des enquêtes inédites sur M6

TELEVISION Le polar américain au héros décalé débarque pour la première fois à la télévision française ce jeudi soir à 20h50…

Anaëlle Grondin

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Extrait de la saison 1 de la série «Perception».
Extrait de la saison 1 de la série «Perception». — Danny Feld / ABC Studios

Vous en avez marre des séries policières? Pas si vite. «Perception», diffusé par M6 à partir de ce jeudi soir, n’est pas un simple «NCIS» ou «CSI» bis. Diffusé à la télé américaine depuis 2012, le polar, qui met en scène des personnages fouillés, compte sur son génie de héros pour vous séduire, bien plus que sur les enquêtes à résoudre.

Dans la fiction, Daniel Pierce est un neuroscientifique aussi brillant qu’excentrique, atteint de schizophrénie paranoïde et sujet à des hallucinations. Il enseigne à l’université mais est enrôlé comme consultant par le FBI pour aider à résoudre des enquêtes. Ses hallucinations vont lui permettre de démêler les affaires les plus complexes. «J’aime cette idée que chaque semaine, on ne sait pas à 100% qui est imaginaire et qui ne l’est pas dans la vie de Daniel Pierce», nous a confié l’acteur principal, Eric McCormack, venu à Paris pour tourner le début de la saison 3 en janvier.

La maladie mentale, «un des derniers grands tabous» 

L’ex-Will de «Will & Grace» confie qu’il n’a pas été facile de se mettre dans la peau du personnage. «La préparation pour un rôle comme celui-là est considérable... Boire, principalement», rigole-t-il avant de prendre un ton plus sérieux: «J’ai fait beaucoup de recherches, notamment sur les symptômes de la maladie de Daniel Pierce. Quels gestes est-il censé faire? Comment il est censé se comporter?»

Les créateurs de la série aussi ont eu beaucoup de travail. Kenneth Biller («Smallville», «Dark Angel») raconte: «On a lu beaucoup de revues psychiatriques instructives et on a aussi un consultant qui travaille sur la série, un neuroscientifique de renom, le Dr David Eagleman.» Ce dernier est chargé de s’assurer que les propos scientifiques sont exacts dans «Perception». «La maladie mentale est l’un des derniers grands tabous. On n’en parle pas dans les foyers américains», se désole Eric McCormack, qui est donc ravi que son personnage paranoïaque ait sa place à la télévision.

Les enquêteurs excentriques, une tendance à la télé?

Les détectives décalés qui se servent de leur «condition» pour résoudre des enquêtes sont loin d’être rares sur le petit écran. Du «Mentalist», à «Sherlock», en passant par le consultant Will Graham dans «Hannibal»… On pourrait presque parler de tendance. «C’est vrai, reconnaît Kenneth Biller. Je pense que le public adore ce genre de personnages. Mais je veux croire que nous avons un twist unique avec "Perception". Et je tiens à préciser que notre série a été écrite et conçue avant la diffusion de "Sherlock".»