Sexe, décapitation, guerre… Les enfants-acteurs de «Game of Thrones» apprennent le métier sur le tas

SERIES Les plus jeunes acteurs de «Game of Thrones» ont appris leur métier avec la série…

Benjamin Chapon

— 

Sophie Turner, Maisie Williams et Isaac Hempstead Wright aux Screen Actors Guild Awards le 18 janvier 2014 à Los Angeles.
Sophie Turner, Maisie Williams et Isaac Hempstead Wright aux Screen Actors Guild Awards le 18 janvier 2014 à Los Angeles. — Matt Sayles/AP/SIPA

Maisie Williams et Isaac Hempstead-Wright, qui jouent les jeunes Arya et Bran Stark, avaient respectivement 14 et 12 ans lors du tournage de la première saison de Game of Thrones. Aujourd’hui adolescents, ils ont appris leur métier en parcourant les contrées imaginaires de Westeros. Arya vers le Sud et Bran vers le Nord.

«Au début de l’histoire, Arya est une gamine délurée et joyeuse. Je n’avais pas besoin de savoir jouer la comédie pour ça parce que c’est ma personnalité, raconte Maisie Williams. Mais par la suite, Arya voit sa famille mourir, elle part sur les routes, elle affronte des épreuves incroyables, elle doit surmonter sa peur et son chagrin. Pour jouer ça, j’ai dû apprendre le métier d’acteur.»

Scène de décapitation… Coupez, on la refait

Si Maisie Williams vante les mérites de ses partenaires Sophie Turner, qui joue sa sœur Sansa, et Rory McCann, l’effrayant Sandor Clegane, qui l’ont aidée à progresser dans son jeu, Isaac Hempstead-Wright a lui pu compter sur ses parents.

«Les scènes les plus violentes sont dédramatisées quand on est sur le tournage. On voit bien que c’est du faux sang, on joue avec les fausses têtes de cadavre. Mais pour les scènes de sexe… Heureusement que j’ai reçu une bonne éducation et que mes parents m’ont parlé de tout ça.»

Un loup-garou de l’Actors Studio

Dans la première saison, le personnage de Bran est balancé du haut d’une tour pour avoir été témoin d’un inceste. Il échappe ensuite à plusieurs morts atroces et doit entreprendre un périlleux voyage.

«L’ambiance est toujours très détendue sur les tournages. Pour moi, ce sont des vacances, ça me change de l’école. C’est difficile de jouer la tristesse et la peur dans ces conditions. Je suis toujours le dernier à arrêter de rire quand la scène débute. Même le chien-loup est plus discipliné. J’aurais peut-être besoin d’un dresseur plutôt que de cours de comédie.»