Vanessa Guide: «Tellement de gens font une percée puis retombent après»

TELEVISION Vanessa Guide est à l'affiche de la saison 2 de «Lazy Company» ce lundi à 22h45 sur Orange Cinema Serie. Depuis une semaine elle coanime aussi une nouvelle séquence du «Grand Journal»...

Propos recueillis par Alice Coffin

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Vanessa Guide (à gauche dans "Lazy Cie")
Vanessa Guide (à gauche dans "Lazy Cie") — OCS

En direct tous les soirs depuis une semaine dans «Le Grand Journal» pour Le Rappel des titres, une pastille de deux minutes animées en direct avec Monsieur Poulpe, Vanessa Guide sera ce lundi 22h45 à l’affiche de la deuxième saison de la série «Lazy Company» sur Orange Cinéma Série. La saison 1 avait gagné le prix de la meilleure série au festival de Luchon. Elle joue aussi dans la mini-série «Pendant ce temps-là» sur Canal +, et était à l’affiche de «No Limit» sur TF1, ou de Supercondriaque au cinéma.

C’est quoi l’histoire de «Lazy Cie»?

Difficile de répondre car la série bouscule un peu les codes. Mais quelques-uns restent clairs. Cela se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, on retrouve des personnages qui ont vraiment existé, et cela met en scène une compagnie de soldats américains qui accomplissement des missions complètement farfelues et ubuesques.

De quels codes un peu bousculés parlez-vous?

C’est une comédie d’aventure, mais avec parfois des codes de films de cape et d’épée. Cela peut se rapprocher de films comme La grande vadrouille ou Papy fait de la résistance, les références sont communes. Les codes du langage par exemple ne sont pas du tout respectés, on s’exprime de manière très contemporaine.

C’est un peu loufoque pour la télé non?
C’est possible sur OCS. Il y a une liberté, la chaîne n’est pas toujours derrière vous, ils font confiance à beaucoup de jeunes. On ne pourrait pas retrouver cela chez des énormes chaînes comme TF1 ou Canal +.

Mais vous travaillez aussi sur ces chaînes-là…
Et je suis contente, par exemple de sentir aussi un peu un vent nouveau dans une série de TF1 comme «No limit» à laquelle j’ai participé. Bien sûr, c’est une grosse série, c’est de la grosse artillerie. Mais en plus d’auteurs ayant déjà fait leurs preuves, ils ont déjà pris sur la série des auteurs beaucoup plus jeunes. Sur Canal + aussi, on prend en ce moment beaucoup de jeunes, car ils ont envie d’être dans l’air du temps.

De «No Limit» à des courts-métrages comme La Bifle, vous faites un peu le grand écart, non?

C’est sportif mais l’important est que cela semble désormais possible. A tous les niveaux, publicité, ciné, télé, les clivages se sont amoindris.

Vous êtes à l’affiche de pas mal de choses dans un bref laps de temps, vous avez le sentiment de «percer»?

Pffff. Pour moi cela n’est jamais acquis, je ne me repose pas sur mes lauriers. J’ai tellement d’exemples de gens qui ont eu une percée à un moment et sont retombés après.

Quel bilan tirez-vous de votre première semaine en direct sur le plateau du «Grand Journal»?

Ce sont les prémices. Comme c’est du direct pour les trois premières on était crispés au possible, cela a pu se voir! On prend nos marques, on a la chance de compter sur beaucoup de bienveillance d’Antoine de Caunes, cela aide d’avoir quelqu’un en face qui rigole à nos blagues.