Jean Imbert: «La télé, je vois plus ça comme un hobby»

INTERVIEW Le chef, devenu le cuisinier des plus grandes stars, poursuit ses aventures culinaires sur le petit écran. «Norbert et Jean, le défi» revient dès 20h50 sur 6ter vendredi pour une 4e saison…

Anaëlle Grondin
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Le chef Jean Imbert sur le tournage de l'émission «Norbert et Jean : Le Défi».
Le chef Jean Imbert sur le tournage de l'émission «Norbert et Jean : Le Défi». — Marie ETCHEGOYEN/6TER

Deux ans déjà que Jean Imbert a remporté le concours culinaire de M6, «Top Chef». Depuis, le jeune chef du restaurant «L’Acajou», qui accueille très régulièrement des célébrités, n’a plus quitté le petit écran. La saison 4 de son émission culinaire avec Norbert Tarayre, ex- «Top Chef» lui aussi, démarre ce vendredi soir sur 6ter. 20 Minutes l’a rencontré il y a quelques jours.

On vous voit beaucoup à la télévision depuis la fin de «Top Chef», vous avez toujours le temps d’être dans votre restaurant?

Les tournages de «Norbert et Jean: Le Défi», c’est sur une période d’un mois, de manière intense. J’essaye toujours de faire en sorte que ce soit couplé avec un jour de fermeture du restaurant. J’arrive assez bien à gérer les deux. Je suis tout le temps à «L’Acajou». J’ai envie d’être là pour les gens qui me soutiennent. La télé ça me prend du temps sur le moment où je joue au foot et où je vais au cinéma.

C’est important de rester à l’antenne avec «Norbert et Jean: Le Défi» pour la visibilité de «L’Acajou»?

Ce n’est pas mon objectif. La télé c’est du plaisir, je fais ça pour le kiff avec Norbert. Sur le tournage, la majeure partie de la journée on fait de la cuisine. Moi je vois plus ça comme un hobby.

Norbert, c’est un ami?

Bien sûr. On ne passe pas tous nos week-ends ensemble, mais on se voit. Il m’a invité à manger au restaurant pour la fin du tournage «Norbert et Jean». Il est venu manger cette semaine avec sa femme et les enfants. Il a été chez moi en Bretagne et il veut revenir cette année en août. On est différents, mais on s’aime beaucoup.

On vous voit régulièrement en photo avec des célébrités. Récemment vous avez fait un plat pour Pharrell Williams lorsqu’il était à Paris pour sa promo. Comment avez-vous fait?

Je lui avais déjà fait à manger à New York à l’époque de «Get Lucky», grâce à mon ami JR avec qui il collabore. J’ai demandé à son manager ce qu’il aimait bien. Même si ça paraît «waouh» sur la photo, c’est beaucoup plus terre à terre que ça, c’est resté très simple.

Tous les gagnants de «Top Chef» ne comptent pas non plus parmi leurs clients Johnny Hallyday, Gérard Depardieu, Leïla Bekhti, Omar Sy…

Il y en a certains que je connaissais d’avant, certains qui ont vu «Top Chef» et qui ont voulu découvrir ma cuisine. Les gens qui se sont sentis proches de ma personnalité ont eu envie de venir. A «L’Acajou», les célébrités savent qu’elles ne vont pas se faire embêter. Je suis très content de ce qu’il m’arrive, mais il y a autant de plaisir à faire à manger pour ma grand-mère que pour quelqu’un de connu.

Quelles remarques sur votre restaurant vous touchent le plus?

Lundi, une dame est venue fêter ses 99 ans. Je lui ai apporté son gâteau et elle a fait comme vœu de pouvoir revenir pour ses 100 ans. Ca, c’est mille fois plus fort que n’importe quelle célébrité, même s’il y avait tous les gens que je rêve un jour de rencontrer, comme Michael Jordan.

Vous avez un rêve?

J’en ai plein. Il y a des plats qui ont marqué l’histoire de la cuisine: la purée de Joël Robuchon, le saumon à l’oseille de Troisgros… Ce serait mon rêve de créer un plat comme ça. Mais je ne pense pas avoir le niveau. Je rêve aussi d’aller en Arctique pour savoir quelle approche culinaire ont les habitants de cet endroit reculé. Est-ce qu’il y a le même plaisir, la même façon de mettre en scène un dîner que dans les pays occidentaux, est-ce qu’il y a des banquets? Ca me passionne.