Séquence du joint: «On a rempli notre mission de service public», affirme le producteur de «Plus belle la vie»

TELEVISION Hubert Besson s’est justifié au micro d'Europe 1 au sujet de la séquence polémique de la série de France 3 où l’on voit un des personnages expliquer comment rouler un joint…

Anne Demoulin
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La séquence de «Plus belle la vie» sur France 3 qui fait polémique, diffusée le 3 mars 2014.
La séquence de «Plus belle la vie» sur France 3 qui fait polémique, diffusée le 3 mars 2014. — Capture d'écran/20 Minutes

Une affaire fumeuse au Mistral. Dans une séquence de «Plus belle la vie» diffusée la semaine passée, un des personnages apprend à sa belle-mère comment rouler un joint. La scène, vue par 5 millions de fidèles, a beaucoup choqué. Ce lundi, le CSA a été saisi par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie. Invité du «Grand direct des médias» sur Europe 1, Hubert Besson, le producteur de la saga marseillaise, s’est expliqué.



«On voit Mirta sous l’effet euphorisant de la drogue»
 

«Si on sort cette séquence de son contexte, oui effectivement, on est confronté à deux personnes qui apprennent à rouler un joint. Mais si on regarde l’histoire dans son intégralité, on a les effets secondaires: on voit Mirta sous l’effet euphorisant de la drogue, après on la voit avec un mal de crâne pas possible. Et enfin, elle se fait engueuler par son mari. En ça, on a rempli notre mission de service public», estime le producteur au micro de Jean-Marc Morandini.

«Etre capable de dire que le shit ça existe, c’est de l’information»
 

«Aujourd’hui, quand on regarde la télévision, on a un médecin addict aux opiacés («Dr. House»), une série qui s’appelle «Skins» et qui fait l’apologie de toutes les pratiques ados transgressives», remarque le producteur. «Nous, on a essayé de décoder et d’expliquer. On a fait un vrai boulot. On le fait pour expliquer comment mettre un préservatif, pour parler du cancer… Etre capable de dire qu’un un joint, c’est un joint, que le shit ça existe, c’est de l’information. Ce n’est pas pour inciter les jeunes à en consommer», a expliqué encore Hubert Besson.