«Intime Conviction»: Devenez juré d’assises grâce à Arte

Alice Coffin

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Philippe Torreton dans Intime Conviction
Philippe Torreton dans Intime Conviction — Arte

Tout le monde n’a pas la responsabilité de recevoir comme quelques milliers de Français chaque année une convocation à être juré d’assises. A ceux qui ont toujours rêvé de se retrouver au cœur d’un procès et de se forger une intime conviction, Arte propose de vivre cette expérience en temps réel et presque comme de vrai. Ce vendredi soir sur Arte sera diffusé le téléfilm «Intime Conviction» dans lequel Philippe Torreton se retrouve soupçonné d’avoir tué sa femme. Après l’avoir regardé, Arte vous invite pendant trois semaines sur intimesconvictions.fr à suivre le procès de Paul Villers (Philippe Torreton).

«On n'est pas chez Robert Hossein»

Ce procès a vraiment eu lieu, avec de vraies avocates, un vrai procureur général, un vrai expert psychiatre comme vous le racontait 20 Minutes il y a quelques mois dans un reportage. Le tout filmé par les caméras d’Arte. Les séquences de ce procès seront distillées jour après  jour sur le site et les internautes seront amenés à donner leur opinion au fur et à mesure. Jusqu’au verdict. «Et ce qui est normalement impossible, ils pourront même suivre les délibérés», explique Alexander Knetig, chargé de programmes Web à ARTE France. L’idée est vraiment de faire vivre un procès come si on y était. Les internautes pourront aussi via la plateforme accéder à toutes les pièces d’instruction.»

Sur place pendant le procès il y avait aussi de vrais-faux jurés. Ce sont eux qui délibéreront et donneront le verdict. «On n’est pas chez Robert Hossein. Ce n’est pas aux internautes de décider à la fin, ils pourront simplement comparer leur intime conviction avec le choix de la justice». Au-delà du fond et de la volonté de faire mieux connaitre les fonctionnements d’un juré d’assises Alexandre Knetig voit dans ce dispositif «un défi web. Faire du feuilletonant sur le web, dévoiler jour après jour de nouveaux éléments, ce n’est pas évident». Mais la justice va parfois contre les évidences apparentes.