Calimero revient sur TF1 et c’est un peu moins «trop injuste»

ANIMATION Le poussin noir à la coquille revient ce dimanche dans une série de 104 épisodes produite par Gaumont Animation pour TF1…

Stéphane Leblanc

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 La série «Calimero», d'après le personnage de Nino et Tony Pagot, produite en 2013 par Gaumont.
 La série «Calimero», d'après le personnage de Nino et Tony Pagot, produite en 2013 par Gaumont. — Gaumont-Alphanim

Calimero fêtait l’été dernier ses 50 ans au festival d’Annecy, ce qui ne l’a pas empêché de se faire une place sur Tfou, la programmation jeunesse de TF1. Revoici donc le petit poussin noir chapeauté de sa coquille qui trouvait le monde autour de lui «vraiment trop injuste», pour 104 épisodes de 11 minutes dont le premier sera diffusé ce dimanche 7 février.

Flambant neuf en 3D, le personnage ne zézéye plus. Tout n’est plus «vraiment trop inzuste», comme dans les années 1960-70, mais juste «trop injuste». Mais surtout, les injustices auquel il est confronté sont moins graves qu’avant parce qu’elles sont le point de départ des histoires et qu’elles ont toujours une solution.

Le personnage n'est plus la victime qu'il a été

«C’est ce que veulent les enfants et leurs parents, assure Stéphanie Fourneraut, pédo-psychaitre et conseillère à la programmation jeunesse de TF1. Caliméro est devenu un héros moderne, à l’image des enfants d’aujourd’hui, très en phase avec le monde qui l’entoure, actif et débordant d’énergie.»

En tant que «petit» de la bande, il est sensible aux injustices et c’est ainsi qu’il va avoir l’idée de «faire pousser des fleurs pour attendrir des promoteurs parce que ce serait vraiment trop injuste que leur terrain de jeu soit démoli», cite Pierre Belaïsch, le patron de Gaumont Animation qui produit la série. Ou de «remplacer d’immondes gâteaux par de bien plus beaux parce que ce serait trop injuste que sa copine Priscilla soit ridiculisée dans une émission culinaire à la télé.»

«On a essayé de faire en sorte que le personnage ne soit plus la victime qu’il a été dans le passé», confirme Pierre Belaïsch. Un changement notable, lié à une étude récente sur la perception de Calimero dans l’imaginaire collectif: au fil des années, Calimero était devenu le symbole de la personne qui se plaint tout le temps. «Fais pas ton Calimero», disait-on. Ce qui était vraiment trop injuste.

Pas privé d'internet

En plus des épisodes en replay, des contenus exclusifs seront régulièrement proposés depuis l'espace dédié de Tfou.fr: jeux, coloriages, astuces pour fabriquer sa propre coquille à customiser... Moderne, Calimero sera également présent sur Facebook, via la page Tfou, entièrement habillée aux couleurs du héros.