Série télé: «Banshee», un gangster à la cambrousse

Benjamin Chapon

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Anthony Starr dans la série Banshee
Anthony Starr dans la série Banshee — HBO

Il y a, a priori, deux raisons de s’intéresser à «Banshee», série américaine dont Canal+ Séries diffuse la première saison à partir de mercredi. Alan Ball, créateur de «Six Feet Under» et «True Blood», en est le producteur, et elle est l’une des dernières nées de Cinemax, chaîne du groupe HBO censée devenir un laboratoire à séries d’action innovantes.

Mais finalement, Alan Ball n’a pas du tout participé à la création de «Banshee» et HBO a revu à la baisse ses ambitions pour Cinemax, chaîne surtout connue pour ses séries porno-soft de fin de soirée.

Le casting féminin à la rescousse

Mais il y a heureusement deux bonnes raisons, a posteriori, de regarder «Banshee», dont une saison 3 vient d’être annoncée aux Etats-Unis. Sur un canevas pas bien original – un voleur professionnel sort de prison et se fait passer pour le shérif d’une ville de ploucs – «Banshee» construit une intrigue très agréable à suivre. C’est déjà ça.

Et même si Anthony Starr, interprète placide du héros Lucas Hood, n’est clairement pas là pour la qualité de son jeu, le reste du casting de «Banshee» réserve quelques surprises, notamment Lili Simmons et Ivana Miličević.

Western qui vire cérébral

Violente et souvent incohérente, l’intrigue de «Banshee» se déroule dans un coin de cambrousse typiquement américain. «Putain de petites villes», se lamente Lucas Hood à de nombreuses reprises. Contraint de se cacher dans ce décor de western bas de gamme qui n’est pas à la hauteur de son arrogance, le gangster devenu, un peu, justicier s’épanouit grâce à un sublime méchant, mafieux qui se fait passer pour un entrepreneur local.

La saison 2 s’annonce étonnamment moins explosive, plus cérébrale et centrée sur l’évolution psychologique des personnages. En attendant, la saison 1 se déguste au premier degré.