Frédéric Taddéï: «Ce n'est pas du tout une punition...»

TELEVISION Le présentateur de «Ce soir (ou jamais !)» sur France 2 a répondu à ceux qui lui reprochent de donner la parole à des personnalités trop sulfureuses sur le plateau du «Supplément» de Canal+...

Anne Demoulin
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Frédéric Taddéi sur le plateau de «Ce soir (ou jamais!)» en 2011.
Frédéric Taddéi sur le plateau de «Ce soir (ou jamais!)» en 2011. — Jean-Philippe BALTEL / FTV

Le journaliste Frédéric Taddéï était ce dimanche l’invité de Maïtena Biraben dans «Le Supplément» sur Canal . L’animateur de l’émission culturelle «Ce soir (ou jamais !)» sur France 2 est revenu sur les rumeurs de déprogrammation de l’émission et a répondu à ceux qui lui reprochent de donner la parole à des personnalités trop sulfureuses.

L’animateur a démenti toute déprogrammation de son émission. En revanche, il a reconnu discuter avec Thierry Thuillier, directeur des programmes de France 2, d’un possible changement d’horaires de l’émission. «C'est pas du tout une punition. C'est comment faire pour que cette émission ait le plus de téléspectateurs possible», a-t-il soutenu. 

La loi est la seule limite

Maïtena Biraben est ensuite revenu autour du «trouble» que certains ressentent vis-à-vis de l’émission qui laisse la parole à des personnalités controversées. Patrick Cohen avait notamment repproché à Frédéric Taddéï d’inviter dans «Ce soir (ou jamais!)» des «cerveaux malades» tels que Dieudonné, Alain Soral, Marc-Edouard Nabe ou Tarik Ramadan.

Frédéric Taddeï a fait savoir que la seule limite à la liberté d’expression dans son émission était celle fixée par la loi. «Jamais personne dans mon émission n'a franchi les limites de l'insupportable. Ça n'est jamais arrivé et si c'était arrivé, je l'aurais viré du plateau immédiatement», a-t-il défendu, assumant sa position de principe.

«Cinq minutes pour les juifs, cinq minutes pour Hitler»

L’animateur a réagi vivement aux propos de Caroline Fourest qui a déclaré au sujet de «Ce soir (ou jamais!)»: «C'est cinq minutes pour les juifs, cinq minutes pour Hitler». «Comment peut-on dire des choses aussi diffamatoires et scandaleuses! Vous vous rendez compte! Dire ça comme ça. C'est déshonorant pour moi! C'est une intention de nuire que je n'arrive pas à comprendre», s’est-il offusqué.

Frédéric Taddéï ne souhaite pas présenter davantage ses invités avant leur prise de parole sur son plateau: «Contextualiser c'est prendre parti. C'est ce que je refuse de faire». «Ce n'est pas moi, présentateur, qui vais désigner les bons et les méchants. Je suis sur le service public», a conclu l’animateur.