Frisson de la honte avec Douchka, frisson de plaisir avec Aline Lahoud, stars «sociales» de «The Voice»

Benjamin Chapon

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Douchka a participé aux auditions de The Voice sur TF1
Douchka a participé aux auditions de The Voice sur TF1 — TF1

Il y eut de tout, samedi soir, dans le troisième épisode des auditions à l’aveugle de «The Voice». En l’absence de Louis Bertignac, Jenifer a fait le job en choisissant une chanteuse à frêle voix sans intérêt.  Florent Pagny a glané quelques beaux organes aux décibels astronomiques. Garou a attrapé une nouvelle voix soul dans ses filets de terre-neuvas. Mika a séduit deux nouveaux «freaks», dont un prof de chant fan de métal qui s’accompagne au violoncelle sur «Wonderful Life».


Mais les deux vrais moments forts, du moins ceux qui ont le plus intéressé les internautes, ont été la venue de deux stars de la chanson. Nombre des 336 000 tweets générés par «The Voice» samedi soir (selon l’observatoire tvtweets.fr) concernaient en effet Douchka et Aline Lahoud.

Un «Ave Maria» d’enterrement

La première s’est fait connaître dans les années 1980 comme «la grande sœur de Mickey». Douchka a remporté plusieurs succès en chantant les titres officiels de Disney comme «Un, deux, trois, Mickey, Donald et moi». Une sorte de Britney Spears ou de Miley Cyrus avant l’heure, en somme.

Dégoutée du star-system, Douchka nous apprend avant son audition à «The Voice» qu’elle voudrait bien, aujourd’hui qu’elle est «apaisée», reprendre sa carrière de chanteuse.

Pour ce faire, la chanteuse tente l’«Ave Maria» de Caccini, dans le registre lyrique. Et là, catastrophe. Fausses notes en pagaille, interprétation figée et ennuyeuse au possible. Les secondes s’écoulent lentement sans qu’aucun coach ne se retourne.


Les internautes étaient partagés entre gêne et consternation devant cette interprétation.

Même les coachs ne savent pas trop quoi dire, préférant pointer un mauvais choix de titre plutôt que les errances vocales de Douchka.

«Habibi» en folie

A l’inverse, le passage d’Aline Lahoud fut un moment de grâce. Star de la chanson et de la télé au Liban, Aline Lahoud a chanté un titre de sa mère, elle-même star de son pays et décédée en 2010.


L’interprétation de cette chanson d’amour, classique du genre oriental avec force «Habibi» et trémolos, a séduit les quatre coachs et de nombreux internautes.

Bien sûr, la communauté libanaise de Twitter ne s’est pas fait prier pour louer le succès de leur ambassadrice.

Mika, pourtant né à Beyrouth, n’a pas réussi à amener Aline Lahoud dans son équipe puisque la chanteuse a préféré aller dans celle de son «idole», Florent Pagny.