VIDÉO. Nicolas Bedos s’en prend violemment à Dieudonné dans «On n’est pas couché»

A.G.

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La chronique de Nicolas Bedos sur la polémique Dieudonné dans «On n'est pas couché» sur France 2, le 11 janvier 2014.
La chronique de Nicolas Bedos sur la polémique Dieudonné dans «On n'est pas couché» sur France 2, le 11 janvier 2014. — CAPTURE D'ECRAN/20MINUTES.FR

Nicolas Bedos a frappé fort chez Ruquier samedi soir. Arrivé sur le plateau de l’émission «On n’est pas couché» (France 2) entouré par deux gardes du corps et affublé d’une fausse barbe et moustache, l’écrivain a livré une chronique choc. Il a violemment attaqué Dieudonné, se moquant tour à tour de son humour, de ses préjugés et de sa façon de communiquer. Le tout pendant douze minutes.

«Si ce soir je porte une barbe, inspirée à la fois par l’idéologie diabolique de Charlie Chaplin, le talent burlesque d’Adolf Hitler et le côté branchouille du mollah Omar, c’est pour surfer sur la vague bleu marine tendance vert de gris de l’ennemi comique numéro un, l’irrésistible Dieudonné Mbala Mbala Mbala Mbala, etc...», commence Nicolas Bedos avant de se lancer dans un dialogue imaginaire.

«Voici ma chronique aux quenelles», enchaîne-t-il plusieurs minutes plus tard, en ôtant sa fausse barbe pour ne garder que la moustache à la Hitler. Il se met alors à avancer des propos volontairement antisémites dans l'objectif de montrer que ce genre de blagues ne sont jamais drôles, brandissant après chacune d'entre elles des panneaux «humour» ou «LOL».

«Je ne dis pas bravo à ce con de Dieudo» 

Nicolas Bedos a ensuite retrouvé son apparence pour s’exprimer en son nom sur la polémique autour de Dieudonné: «Je vous prie d’aérer ce studio littéralement souillé par les flatulences xénophobes et je ne dis pas bravo à ce con de Dieudo qui a kidnappé l'humour sur les Feujs et les Rebeus pour mieux servir une soupe cuisinée à Berlin dans les années 40. Merci Dieudo, bravo l'idiot», balance Nicolas Bedos.

Mais l’écrivain ne s'est pas arrêté là. Le chroniqueur a ajouté, avec violence: «Avant de partir, je vais te faire une petite quenelle maison. Mais ma quenelle à moi, elle ne mélangera jamais la barbaque du FN, la misère des banlieues et la bande de Gaza. Ma quenelle à moi, elle se cuisine à toutes les sauces. Celle de la Palestine, oui, mais aussi celle du respect de la Shoah et de la lutte contre l'antisémitisme primaire. Ma quenelle à moi, ça s'appelle une merguez et je te l'enfonce dans ton gros cul de Breton inculte. Car c'est un véritable honneur de merguezer profond la rondelle de fachos (...) C'est fou tout ce qu'on peut mettre dans un type qui n'a pas de fond.»