Le match entre «L’amour est dans le pré» et «Les princes de l’amour» s’est joué sur Twitter

Benjamin Chapon

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Marc, candidat de la neuvième saison de L'amour est dans le pré sur M6
Marc, candidat de la neuvième saison de L'amour est dans le pré sur M6 — Aurelien FAIDY/M6

Lundi soir, «L’amour est dans le pré» faisait son retour sur M6 avec une émission de portraits des agriculteurs au cœur à prendre. Deux heures plus tôt, W9 lançait «Les princes de l’amour».

Si le programme de prime time de M6 a fait un nouveau carton d’audience avec plus de quatre millions de téléspectateurs, «Les princes de l’amour», diffusé de 18h30 à 19h30, a déçu avec 422.000 curieux qui voulaient savoir comment se débrouillaient les anciens prétendants de «La belle et ses princes presque charmants.»

A dix tweets près

Mais le match entre les deux téléréalités était beaucoup plus serré sur Twitter. Selon l’observatoire tvtweets.fr, «Les princes de l’amour» a généré 26.403 tweets, soit… dix commentaires de plus que «L’amour est dans le pré» et ses 26.393 tweets.

Au-delà de la guerre des chiffres, une étude attentive de ces commentaires sur Twitter démontre que l’exercice s’est standardisé et qu’il existe une typologie du tweet de téléréalité.

Les écrits restent

Mettons de côté les centaines de tweets performatifs du type «je regarde les princes de l’amour, lol» ou les «#ADP en replay c’est cool». Ni même les commentaires absolument sans intérêt du type «il est trop moche» ou «elle est trop belle».

Parmi les différents types de tweets, le plus important, en nombre, est sans conteste le verbatim, citation in extenso d’une réplique censément drôle ou éclairante.

Le cynisme en TT

Evidemment, un tweet sur deux consiste, d’une manière ou d’une autre à se moquer des candidats.

 De nombreux téléspectateurs se dédouanent de regarder ce type d’émissions en signalant qu’il trouve cela idiot, si possible de manière spirituelle.

 

Un vortex de mise en abyme

Toujours dans la catégorie des téléspectateurs trop intelligents pour ce type de programmes, il y a ceux qui assument un plaisir coupable.

 

 Autre exercice de subtile mise en abyme, des twittos débinent la passion des réseaux sociaux pour l’émission alors même qu’ils y contribuent.

 

 Et moi, et moi, et moi…

Enfin, ces émissions permettent aux candidats de connaître leur quart d’heure de gloire et aux internautes de recueillir leur propre microseconde de gloriole sur le mode «je connais l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours».

 

L’honnêteté intellectuelle nous pousse tout de même à reconnaître que dans l’ensemble, les commentaires d’#ADP dépassent largement, en qualité, ceux des «Princes de l’amour».