Céline Géraud: «“Stade 2” est historique et mythique, elle fait partie de l’ADN de la chaîne»

Alice Coffin

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Céline Géraud
Céline Géraud — FTV

Céline Géraud fête Noël dimanche 22 décembre avec un «Stade 2» spécial à 17h30. La journaliste répond aux questions de 20 Minutes alors qu’elle s’apprête également à célébrer début janvier son premier anniversaire à la présentation de l’émission sportive de France 2.

Quel bilan au bout d’un an?

Le chantier était colossal. Le projet était, sur cette case sinistrée, où nous sommes à 12% d’audience, avec une concurrence ultra dure, de parvenir à attirer d’autres personnes que les fondus de sport. En n’hésitant pas à inviter un people avec un sportif, à faire des sujets sur la zumba.

«Stade 2» est né en 1975 dans un paysage audiovisuel très différent. Avec la multiplication des chaînes thématiques, y a-t-il encore une place pour votre émission?

«Stade 2» est historique et mythique, l’émission fait partie de l’ADN de la chaîne. Mais je sais que ça peut s’arrêter brutalement. Je suis habituée à la guerre d’audiences, tout ça, je suis passée par TF1… On fait tout pour maintenir un niveau d’exigence et prouver à la direction que l’émission doit continuer.

Vous allez présenter quoi pour cette spéciale Noël?

Nous aurons sur le plateau Pascal Obispo et Marion Bartoli. Nous allons désigner l’événement sportif de l’année.

A ce propos, il y avait 10 propositions, et 7 concernent des événements sportifs masculins, pourquoi?

Cela, c’est comme l’histoire de ne pas inviter plus de femmes sur un plateau. Cela dérange les féministes pures et dures. Moi je ne suis pas dans le girl power. On ne va pas parler du sport féminin pour parler du sport féminin. Par exemple, diffuser le France-Bulgarie qui a fait 14-0 cela ne fait pas avancer les choses. En revanche, le 1er février c’est la journée du sport féminin et il y aura de très belles rencontres comme France-Angleterre en rugby et PSG-Lyon en D1.

Vous allez couvrir les JO de Sotchi pour France Télévisions.  Est-ce que vous pensez que les journalistes vont respecter la consigne donnée par le président du CIO aux athlètes: se taire au sujet des lois homophobes promulguées en Russie?

On marche main dans la main avec l’actu. Il y aura une revue de presse le matin, on en parlera si des choses se passent. Quant aux athlètes, on leur avait déjà demandé pendant Londres de respecter une espèce de trêve olympique, et de ne pas communiquer sur les réseaux sociaux, mais cela ne les empêchera pas de s’exprimer.