Le top des séries télévisées de 2013

Philippe Berry, Anne Demoulin et Anne Kerloc’h

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Michael Sheen et Lizzy Caplan dans «Masters of Sex», diffusé en France par OCS City.
Michael Sheen et Lizzy Caplan dans «Masters of Sex», diffusé en France par OCS City. — SHOWTIME

L’année 2013 a été marquée par la disparition de séries cultes comme «Breaking Bad», mais aussi par l’apparition de  divines apparitions. Le top five des séries qu’il ne fallait louper en 2013 ou qu’il faudra suivre en 2014.

«Utopia»

Deux hommes assassinent de sang froid les clients d’un magasin de bande-dessinée, enfants inclus. D’emblée, la première séquence de la série britannique heurte de plein fouet. Une mise en scène soignée et une photographie saturée servent un complot noir et angoissant autour d’une mystérieuse organisation connue sous le nom de «The Network».  L’ultra violence  dans une atmosphère lynchéenne.  (Canal + Séries)

«The Americans»

Une famille ordinaire américaine au début des années 1980? Non, deux agents du KGB infiltrés, mariés pour la forme et qui ont conçus leurs enfants pour assurer leur couverture. Tout à la fois une série d’espionnage façon « Homeland» et rétro façon «Mad Men», le show, imaginé par un ancien de la CIA et servi par un casting efficace, évite tout manichéisme. (Canal + Séries)

«Top of the Lake»

Un coin de Nouvelle-Zélande splendide et sordide, avec lac glacé et ploucs glaçants. La disparition d’une fillette enceinte sur laquelle travaille Robin (Elisabeth Moss) jeune flic frémissante et fragile. «Top of the Lake», signée de Jane Campion, Palme d’or à Cannes avec La Leçon de Piano, envoûte par sa narration lente mais impitoyable, sa façon unique de filmer la nature comme un personnage à part entière. (Coffret DVD ou Blu Ray, Arte éditions, 34, 99 euros)

«House of Cards»

Signée David Fincher (The Social Network), cette série politique n’est que pouvoir: pouvoir de nuire, de mentir, de trahir. Incarné par Kevin Spacey, Frank Underwood, élu démocrate sait abattre toutes ses cartes avec sophistication pour des parties de bataille ou poker menteur. Autour de lui, valets obligés, roi rivaux, reines au cœur de glace. Intrigues pas forcément crédible, mais acteurs imparables. (Coffret DVD, Sony Pictures, 34,99 euros)

«Masters  of Sex»

Dans l’Amérique puritaine des années 1950, William Masters (Michael Sheen), brillant gynécologue-obstétricien, et sa secrétaire, Virginia Johnson entame une étude semi-clandestine sur la sexualité et l’orgasme. A l’approche scientifique de Masters s’oppose l’expérience relationnelle de Johnson. Initialement sur un pied d’inégalité, leur relation, clé de voute de la série, se complexifie au fur et à mesure de la saison. Une série excitante, mais jamais racoleuse. Du pur plaisir.