France Télévisions: Grève annulée, report des consultations sur le plan de départ

A.C. avec AFP

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Le siège de France Télévisions dans le 15e à Paris, le 27 novembre 2013.
Le siège de France Télévisions dans le 15e à Paris, le 27 novembre 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

La journée de grève du 7 novembre initiée par l’intersyndicale de France Télévisions avait été très suivie. Il n’y en aura pas de deuxième jeudi 28 novembre, contrairement à ce qui avait été annoncé la semaine dernière.  Au terme d’une journée qui a vu se succéder des annonces contradictoires, les syndicats du groupe ont finalement décidé de l’annuler après avoir obtenu de la direction la suspension «jusqu'à fin 2013» des consultations sur le plan de départs volontaires qu'ils contestent.

Un accord précise que la direction et les syndicats vont d'abord engager des discussions pour finaliser les nouveaux statuts et grilles salariales des personnels techniques et administratifs (PTA).

Le plan de départs simplement décalé

La suspension des consultations sur le plan de départs ne remet pas en cause son entrée en vigueur l'an prochain et ne provoquera qu'un décalage de son démarrage, a affirmé le DRH Patrice Papet. «Ce report, a-t-il expliqué, pourrait avoir pour effet de décaler d'un mois l'application du plan», qui initialement prévoyait un dépôt des candidatures à partir de mars 2014.

La direction s'est aussi engagée à accepter un audit indépendant sur le sort de l'AITV, une agence d'images spécialisée sur l'Afrique, visée à 100% par le plan de départs. «Le présent protocole vaut levée du préavis (de grève) déposé pour le 28 novembre», conclut le texte signé mercredi par tous les syndicats du groupe. Dans un communiqué la direction s’est «félicitée» de cette décision.

L'intersyndicale de France Télévisions réclame le retrait d'un plan de départs volontaires portant sur 361 postes, qui s'ajouteraient aux quelque 500 suppressions de postes dans le groupe audiovisuel public depuis deux ans. La direction veut ramener les effectifs à 9.750 en moyenne en 2015, afin de ramener les comptes à l'équilibre, alors que la dotation publique diminue.

"Les salariés ont rejeté massivement cet accord le 7 novembre. Nous savons que nous pouvons compter sur eux pour se mobiliser à nouveau si nécessaire", précise le SNJ dans un communiqué.