«Je m’appelle Sophia Aram, pas Bachar al-Assad!»: L'animatrice sort de son silence

A.L

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Depuis la rentrée, seuls quelques animateurs solidaires (Alessandra Sublet, Arthur, Laurence Ferrari…) ont épargné Sophia Aram. L’animatrice de «Jusqu’ici tout va bien» a été la cible de toutes les critiques, pour les audiences catastrophiques de son talk-show quotidien, démarré à un million de téléspectateurs et qui oscille désormais entre 400.000 et 600.000. Le 18 novembre, l’émission sera avancée de trente minutes, à 17h50, pour laisser place à 18h30 à Nagui et son «N’oubliez pas les paroles». Une première mesure prise par la direction de France 2, qui confirme que l’émission sera diffusée jusqu’à Noël, avant, sans doute, la disparition de l’émission en janvier. L’animatrice s’est exprimée ce jeudi dans TV Mag et sera dimanche dans «Médias le magazine» sur France 5.

«Un déferlement incroyable contre moi»

«L’émission va mieux», elle est «plus claire, plus lisible, plus légère aussi», estime Sophia Aram, décidée à «se battre» et qui rappelle le temps qu’il a fallu à des émissions comme «C à vous» pour s’imposer. Concernant l’avancée de l’horaire, elle juge que «France 2 ne pouvait pas rester sans rien faire. Ils nous ont proposé de changer d'horaire pour protéger l'émission et éviter d'être en frontal face à des access déjà bien installés». Quant aux projets concurrents de Laurent Ruquier ou Laurent Delahousse pour janvier, elle ne les prend «pas comme une menace. France 2 se prépare à toutes les éventualités et c'est normal.»

Si l’animatrice cherche à relativiser la pression («On parle d'une émission de divertissement… On n'est pas en train de chercher un vaccin contre le cancer!»), elle admet ne pas avoir anticipé un tel acharnement médiatique. Elle lance: «Je ne m'attendais pas à beaucoup de tendresse, mais c'est vrai qu'il y a eu un déferlement incroyable contre moi. Je m'appelle Sophia Aram, pas Bachar al-Assad!». Après avoir vu sur le blog de Jean-Marc Morandini un commentaire particulièrement insultant («Cette radasse, si elle passe sous un camion, je ne bougerai pas pour la ramasser!»), elle assure avoir interdit à son fils de taper son nom sur Internet.

Interrogée enfin sur les propos de Jean-Pierre Coffe, qui a quitté l’émission après deux numéros en regrettant notamment qu’il n’y ait «pas de concept», elle rétorque: «Sur la forme, j'aurais préféré qu'il m'en parle de vive voix. Mais pour ça, il faut du courage et de l'élégance.»