«Crossing Lines», la nouvelle série policière de TF1 réunit Donald Sutherland… et Marc Lavoine

Anaëlle Grondin
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 Marc Lavoine et Donald Sutherland dans la série policière «Crossing Lines».
 Marc Lavoine et Donald Sutherland dans la série policière «Crossing Lines». — Etienne Chognard / Tandem productions

Qui aurait imaginé un jour voir Marc Lavoine donner la réplique à l’immense acteur canadien Donald Sutherland? Et pourtant, le chanteur français s’en donne à cœur joie dans «Crossing Lines», qui débute ce jeudi soir sur TF1 à partir de 20h50. Dans cette nouvelle série policière créée par Edward Allen Bernero («Esprits criminels») et Rola Bauer («Un monde sans fin»), il campe le capitaine d’une unité d’élite anti-criminelle composée des meilleurs flics d’Europe mandatée par la Cour pénale internationale (CPI). Une sorte de FBI européen chargé de traquer les criminels les plus recherchés au-delà des frontières. 

Une «classe» et un regard «capable d’exprimer l’émotion aussi bien que l’autorité»   

Pour frapper fort, TF1 mise beaucoup sur son casting cinq étoiles, qu’elle juge «cohérent par rapport à l’histoire proposée».  «Quand on a commencé à tricoter les trois personnages principaux avec  Rola [Bauer], on imaginait bien William Fichtner de "Prison Break" jouer l’homme brisé et à la fois l’enquêteur de génie, raconte à 20 Minutes Sophie Leveaux, directrice artistique des acquisitions de TF1 en charge des coproductions internationales. Rola connait Donald Sutherland personnellement et trouvait que le rôle d'inspecteur général de la Cour pénale internationale était parfaitement adapté. Marc Lavoine est la touche française».

C’est TF1 qui a soufflé le nom du chanteur et comédien français pour incarner le super-flic de l’histoire. Mais pourquoi ce choix, avouons-le, inattendu? «Il n’a pas de résonnance internationale comme Jean Reno mais j’ai trouvé qu’il était très intéressant: en dehors de son élégance et de sa classe, il a tout pour jouer un flic avec son visage et son regard, capable d’exprimer l’émotion aussi bien que l’autorité», nous a répondu Sophie Leveaux. Pour elle, «c’était une évidence», même si elle parle de «pari» pour la chaîne. Les férus de séries reconnaîtront parmi les autres comédiens auquel il donne la réplique l’Allemand Tom Wlaschiha (Jaqen H'ghar de «Game of Thrones»). «Carrie-Anne Moss, vue dans Matrix et Memento, jouera dans trois ou quatre épisodes de la saison 2, actuellement en tournage», annonce Sophie Leveaux.  

«Capter l’attention du public rapidement» 

«Il y a une telle concurrence aujourd’hui avec 25 chaînes, qu’on s’est dit qu’il fallait rassembler un maximum d’atouts qui nous permettraient de capter l’attention du public rapidement», concède-t-elle.  Mais il ne s’agit pas uniquement de réunir des noms prestigieux. Il ne fallait pas se contenter de proposer un "Esprits criminels" européen, à  un moment où les séries policières ont déjà tendance à monopoliser le petit écran et où le public est de plus en plus exigeant en matière de fiction.  Sophie Leveaux de TF1 l’assure:  «Les gens aiment ça! Je pense que ce que recherchent les Français, c’est s’attacher à des personnages. Il faut raconter des histoires personnelles. Avec "Crossing Lines" on a ce potentiel.»

Quel accueil à l'étranger?

Déjà diffusée dans d’autres pays, la saison 1 de «Crossing Lines» a été bien accueillie en Italie et en Allemagne, ce qui a permis à la série policière de décrocher une seconde saison de douze épisodes. En revanche, la fiction n’a pas autant convaincu aux Etats-Unis, où elle a été diffusée cet été. Les Américains étaient 4,37 millions à avoir regardé le premier épisode sur NBC. Mais seulement deux millions étaient au rendez-vous pour le dénouement de la première saison.