La série anglaise «Broadchurch» va être adaptée en France

Anaëlle Grondin

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La série britannique «Broadchurch».
La série britannique «Broadchurch». — ITV Studios

Elle a connu un immense succès outre-Manche sur la chaîne ITV en avril dernier. La série dramatique britannique «Broadchurch» va être adaptée pour France 2 par la société de production Shine France, a indiqué son président, Thierry Lachkar, au cours d’un déjeuner avec des journalistes médias ce mercredi. «On va la développer pour les téléspectateurs français», toujours friands de séries policières, nous assure Thierry Lachkar, malgré l’omniprésence du genre sur le petit écran ces derniers temps. Pour l’heure, il n’est pas encore question de tournage. Les équipes de Shine France commencent seulement à travailler sur l’adaptation de la série.

Créée par le scénariste de «Dr Who», «Broadchurch» met en scène une petite communauté qui se retrouve sous le feu des projecteurs après la mort d’un petit garçon. Une affaire délicate sur laquelle se lancent deux enquêteurs, qui tenteront de garder les médias à la distance.

 

La série originale compte une saison pour le moment. Son pic d’audience en avril lors de sa diffusion à la télévision anglaise? 8,9 millions de téléspectateurs, indique la BBC. De quoi faire rêver Shine France.

«Les personnages sont très bien écrits, la série est addictive», fait valoir Thierry Lachkar. Surtout connue pour avoir produit «The Voice», «Masterchef» ou encore «La meilleure boulangerie de France», sa société réalisera avec «Broadchurch» sa deuxième incursion seulement dans le domaine de la fiction, après «Tunnel», qui doit être diffusée sur Canal+ prochainement.  Le thriller est également une adaptation (franco-britannique d’une série dano-suédoise).

Un manque d’inspiration? Pour Thierry Lachkar il s’agit surtout de «maximiser les chances de succès» et «montrer le savoir-faire» de Shine France, créée en 2009. Une première étape indispensable avant de pouvoir proposer des créations originales, selon lui. Faire du divertissement et de la fiction «ce n’est pas la même chose, les mêmes interlocuteurs et la même façon de travailler», assure Thierry Lachkar, qui dit aimer «les défis».