Estelle Denis: «C’est quoi la touche TF1, la touche M6? Je ne sais pas.»

Alice Coffin
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Estelle Denis
Estelle Denis — TF1 / Shine

 «The Best» s’achève vendredi soir. Un petit bilan?

Je me suis éclatée. «The Best», c’est un show télévisé, un grand spectacle où on en prend plein les yeux. La preuve, c’est la première fois que j’emmène mes enfants sur un tournage, c’est vraiment un divertissement familial.

 

C’est pour cela que, comme le dit Lara Fabian, il ne faut pas être «censeur et castrateur», et que tout le monde est très, très gentil?

Mais «The Best», ce n’est pas un casting. Il n’y a pas de numéro un peu bof qu’on pourrait critiquer. Il y a des disciplines qui nous touchent plus que d’autres mais tous les artistes sont les meilleurs dans leur catégorie.

 

Ce mélange des catégories, c’est ce qui fait dire à Patrick Sébastien qu’«à la rigueur, je conçois que l'on puisse comparer des chanteurs, mais pas un acrobate avec un magicien. Nous ne sommes pas dans la même logique. Dans mon émission, je reçois des artistes et non des produits!» 

Nous ne sommes pas en concurrence avec «Le plus grand cabaret du monde», ni avec «Incroyable talent» d’ailleurs. Quant à comparer un acrobate avec un jongleur, eh bien c’est comme dans un télécrochet, on peut y entendre chanter du hard-rock ou un slow des années 50. Moi j’aime ce type d’émissions mais je comprends le point de vue de Patrick Sébastien.

 

On vous a vu animatrice dans des talk-shows sur le foot, des émissions politiques, de conso, c’est quoi le lien entre tout cela?
C’est le même job. Chaque émission demande un ton différent, on ne peut pas être pareil dans un talk-show à minuit ou dans un gros prime de divertissement.

Et on peut être pareil sur M6 et sur TF1 ou il y a une charte très claire des chaînes?

Je ne me suis jamais posé la question. Ce serait quoi la touche M6, la touche TF1? Je ne sais pas.

 

Tout cela fait que vous avez croisé pas mal de milieux. Foot, poker, divertissement, politique, c’est quoi le plus dur?

Je ne me pose pas ces questions. Quand je suis arrivé dans le foot, on m’a dit «olala ça doit être un milieu macho». Moi je n’ai jamais rencontré de machos dans le milieu. Le poker est un milieu très masculin et ça me va très bien, je suis très à l’aise.

Et en tant qu’animatrice, que femme à la télé, vous êtes à l’aise, non? Vous semblez plutôt bien vous affranchir de séduction, de la féminité qu’on impose aux femmes…

Je ne risque pas de tomber dans la séduction, je fais un 1,63m, j’ai commencé dans le foot.

 

Ce n’est pas le problème, vous pourriez très bien entrer dans ces codes-là comme d’autres animatrices mais vous ne le faites pas…
Je ne sais pas, je ne me pose pas la question.

Vous utilisez pas mal Twitter, non?

Au début, j’étais très réticente. C’est Valérie Damidot qui m’a convaincue. Et j me suis retrouvée à faire des jeux de mots à deux balles, des pronostics!

 

Twitter, cela pose aussi la question de la frontière vie publique/vie privée, une problématique à laquelle vous avez souvent été confrontée…

Je ne sais pas, j’utilise Twitter un peu comme je le sens. Je ne me dis pas «ah ça c’est un tweet de présentatrice». Mais de même que je ne réponds pas dans les interviews à des questions sur ma vie privée, je ne tweete pas sur ma vie privée. A part une partie de pêche en Bretagne avec mon compagnon et mes potes parce que j’étais fière du poisson que j’avais pêché.

Dernière question en forme de félicitations. Vous avez remporté «Le grand concours des animateurs» il y a quelques mois, une fierté?

Mais oui! Quand j’étais sur M6, je ne pouvais pas y participer. Quand je suis partie à TF1, je me suis dit «tu vas pouvoir faire “Le grand concours”!», j’étais extrêmement heureuse. J’ai pensé à dire que j’étais malade cette année, mais je vais quand même remettre mon titre en jeu.