Anne-Sophie Lapix: «Ce sera plus en douceur qu’à "Dimanche+", mais tout aussi tenace!»

Annabelle Laurent

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Anne-Sophie Lapix sur le plateau de «C à vous».
Anne-Sophie Lapix sur le plateau de «C à vous». — Jean-Philippe BALTEL/France Télévisions

C’est la grande première ce lundi. En invité: Alain Delon. Aux commandes, l’ex-présentatrice de «Dimanche+», à laquelle Alessandra Sublet a décidé de léguer, au top de sa popularité, les clés du loft. Il y a quatre ans, «C à vous» rassemblait 130.000 personnes. L’émission compte aujourd’hui plus d’un million de fidèles. Un public qu’Anne-Sophie Lapix va devoir séduire. Elle s’est confiée à 20 Minutes

Vous avez présenté «Dimanche+» pendant cinq ans. Vous étiez lassée?
J’ai pris la décision de partir quand on m’a proposé «C à vous». Je ne fuis pas Canal! Je me suis battue longtemps pour sauver «Dimanche+». Je vais vers une émission qui m’enthousiasme, la proposition m’a totalement emballée.

Vous en avez eu d’autres?
Oui, mais celle-là était bien au-dessus du lot!

Quel est le plus gros défi, faire oublier Alessandra Sublet ou changer d’exercice après «Dimanche+»?
Remplacer Alessandra! C’est le plus dur bien sûr. Il va falloir que le téléspectateur m’accepte, telle que je suis! Je compte m’appuyer beaucoup sur la bande.

Qu’est ce qui va vous différencier?
C’est compliqué à dire. L’idée n’est ni de faire tout comme elle, ni de me différencier absolument. On me demande d’être naturelle et spontanée, mais pas non plus de chercher à faire les mêmes blagues…

Après cinq ans d’interviews politiques
, vous vous en sentez capable?
Oui, je pense! A «Dimanche+», il y avait beaucoup de tension, de pression, un fond blanc, glacial, un décor immense avec deux personnes qui s’opposent, c’est très théâtralisé! Là, on est chez les gens dans leur salon, il y a une lumière chaude, une bande de journalistes. Je serai dans une ambiance tellement différente, ça devrait me porter!

Vous avez plutôt une image d’intervieweuse tenace que d’intervieweuse «délire»!
Oui, mais ça ne va pas être des interviews «délire» non plus! On va avoir une autre stratégie, plus en douceur, mais tout aussi tenace.

«Quand on sait recevoir élégamment des hommes politiques, on peut recevoir n’importe qui». C’est l’avis d’Alessandra Sublet… 
Ah, elle est formidable! Elle n’est que bienveillance et soutien depuis le début. Elle croit en moi, ça me touche énormément. Je me dis que si elle y croit, on va peut-être y arriver!

On parle beaucoup de la «guerre des access», vous avez face à vous Cyril Hanouna, Sophia Aram…
Je ne me mets pas de pression là-dessus! C’est drôle, on se bat sur des talk-shows alors qu’à cette heure-là c’est un jeu qui fait 25% de part d’audience sur TF1… La «guerre», je ne la ressens pas. J’espère qu’on va réussir à maintenir l’audience, voire la faire progresser.

S’il fallait choisir le plus redoutable?
Ils sont tous redoutables! Le «Grand Journal» c’est une énorme machine, Hanouna est en vogue depuis l’an dernier, même si on n’a pas exactement le même public, Sophia Aram est pleine de talent, j’ai toujours apprécié ses chroniques… Il n’y a personne que je déteste.  

Il va y avoir des changements du côté des invités?
Alessandra a ouvert la porte aux stars internationales avec Dustin Hoffman, j’espère qu’on en aura plus. 

Vous retrouverez des invités politiques…
Une fois par semaine. Je ne pense pas les avoir rebutés au point qu’ils refusent de venir! (Rires)

Canal+ vous réclame 70.000 euros pour avoir fait la une de «Télé 7 jours» avec Alessandra Sublet…
Oui… C’est beaucoup, hein…

Qu’est ce qui s’est passé?
Le contrat d’image était a priori interprété comme empêchant de travailler sur une autre chaîne, mais apparemment selon eux il empêche aussi de donner une interview sur le futur programme… C’est sur ce point-là que Canal+ m’attaque. On attend le jugement le 19 septembre.

Cela donne l’impression qu’ils ont mal digéré votre départ…
Je ne sais pas. Mais j’ai été assez surprise de cette réaction violente. Il n’y a plus de raison aujourd’hui qu’on ait autre chose que des rapports juridiques.