«Le Grand journal»: Antoine de Caunes offre un talk-show à l’américaine

Anne Demoulin

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Capture d'écran du «Grand journal» de Canal+, présenté par Antoine de Caunes le 26 août 2013.
Capture d'écran du «Grand journal» de Canal+, présenté par Antoine de Caunes le 26 août 2013. — Capture d'écran/Canal +

C’est l’événement de la rentrée télé. Antoine de Caunes a endossé ce lundi à 19h10 le costume, impeccable et bleu marine, du présentateur du «Grand journal» de Canal+. Dix-huit ans après «Nulle part ailleurs», il prend la relève de Michel Denisot. Tout ce qu’il faut savoir sur ce retour pour briller devant la machine à café…

Histoire de la télévision, «Nulle part ailleurs»

Sur Twitter, les nostalgiques de l’émission culte «Nulle Part Ailleurs» étaient au rendez-vous. Le hashtag #NPA a été beaucoup utilisé par les twittos et bon nombre d’internautes se remémoraient les heures glorieuses du talk animé par Philippe Gildas.

Le décor de l’émission a été notamment beaucoup comparé à celui de «NPA». Plus intime que celui de Michel Denisot, avec une table triangulaire, et beaucoup de blanc, le décor a rappelé les heures joyeuses du temps des Nuls.

Le nouveau générique est dans la même veine que les précédents du «Grand journal».

Antoine de Caunes, un charme inoxydable

Antoine de Caunes est entré sur le plateau sur la musique du générique de la série américaine «The Newsroom». Oui, le «Grand journal» se présente comme un magazine d’actualité.

L’ancien de «NPA»  s’est ensuite adressé dans un texte humoristique à «ceux qui ne qui ne [le] connaissent pas, parce qu’ils sont trop jeunes ou qu’ils viennent d’immigrer en France». Il est revenu sur son parcours aux côtés de Philippe Gildas et sur les «dix-huit ans, trois mois et quatre jours» où il a commis «l’erreur de croire qu’il y avait des choses plus importantes que la télévision.» Chose promise, chose due, Antoine de Caunes a préparé un talk-show à l’américaine.

A 59 ans, le charme d’Antoine de Caunes séduit d’emblée la jeune génération.

Une première partie sans surprise

Antoine de Caunes a accueilli son premier invité politique Manuel Valls en le remerciant d’être «venu essuyer les plâtres». Le ministre de l’Intérieur s’est retrouvé «face à Jean-Michel» Apathie. L’occasion d’un jeu de mots pour l’animateur: «Tout l'été on m'a dit Jean Michel Aphatie, eh non. Jean-Michel a resté». Un humour, pas tout à fait du goût des internautes.

La présence sur le plateau de Manuel Valls et de la chroniqueuse Jeannette Bougrab, ex-membre du gouvernement Fillon, a été vivement commentée sur Twitter.

Les internautes ont cependant apprécié le rythme de l’émission et le temps accordé aux réponses de l’invité.

Antoine de Caunes a ensuite accueilli sur le plateau Hélène Jouant, journaliste à France Inter (autre occasion d’une série de jeux de mots sur le mot «jouer») qui introduit la question d’un politique à un autre politique, ici c’est Eva Joly qui s’y colle. Karim Rissouli, ex-journaliste de «Dimanche+» anime sa séquence «Karim a dit» et le chroniqueur littéraire Augustin Trapenard, lui, n’a pas eu le temps de faire sa chronique.

La météo présentée par Doria Tillier a également divisé sur Twitter.

Place à l’entertainment

Benoît Poelvoorde débarque sur le plateau et taquine Antoine de Caunes.

«Les revenants» et Cyril Hanouna

Les «Guignols» ont salué le retour de l’animateur dans une parodie de la série «Les revenants» et présenté une nouvelle marionnette, celle de Cyril Hanouna, le trublion de D8.

Jean-Michel Apathie a présenté une seconde chronique «les yeux dans les yeux», qui n’a pas reçu sur le Web un accueil chaleureux.

Le nouveau programme court de l’émission «Pendant ce temps» a été comparé à «Bref».

Antoine de Caunes a ensuite fait un appel pour trouver son «sparing partner». Arié Elmaleh, le frère de Gad a réalisé une version belge du tube de l’été des Daft Punk, «Get Lucky».

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Le Grand Journal du 26/08 - Happening de Arie Elmaleh

Bilan de la soirée, formellement, Antoine de Caunes a tenu ses promesses. Cependant, les internautes ont déploré un manque de spontanéité. Il s’agissait bien d’une première, d’un rodage.