VDM (Vie de merde) arrive à la télé

TELEVISION Une mini-série comique basée sur le site à succès viedemerde.fr (VDM) est lancée par la chaîne NT1…

avec AFP

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 Pascal Legitimus, acteur et realisateur francais. Photographie realisee a l'occasion de la 6eme soiree «Rire ensemble contre le racisme», à Paris, le 24 septembre 2009.
 Pascal Legitimus, acteur et realisateur francais. Photographie realisee a l'occasion de la 6eme soiree «Rire ensemble contre le racisme», à Paris, le 24 septembre 2009. — BALTEL/SIPA

La chaîne NT1, filiale de TF1, lance le 19 août une mini-série comique basée sur le site à succès viedemerde.fr (VDM), où les internautes racontent leurs galères du quotidien, un mariage internet-télévision inédit en France. Baptisée «VDM, la série», elle racontera en 60 saynètes de cinq minutes des mésaventures souvent humiliantes, mais jamais tragiques, piochées parmi les millions envoyées au site par les internautes.

Elle surfe sur une mode de l'autodérision et des «losers», illustrée par le succès de la série «Bref». Première série en France à adapter un site internet, elle a pour décor une fictive «Direction Générale de la Vie de Merde», dont le patron sera incarné par Pascal Légitimus. Un univers de bureau qui rappelle la série américaine «The Office» et un peu «Caméra Café». Les épisodes seront visibles juste après diffusion, sur WAT.tv, un site de TF1.

Le hashtag #VDM est devenu banal sur les réseaux sociaux

Ce lancement est un pari novateur pour NT1, chaîne de la TNT qui a plafonné à 1,9% de part d'audience en juillet 2013 contre 2,3% en juillet 2012, selon Mediamétrie. La série VDM est produite par le «roi du music-hall» Jean-Marc Dumontet, producteur de Nicolas Canteloup et propriétaire de cinq salles parisiennes dont Bobino, le Point-Virgule, le Théâtre Antoine et les Folies Bergère, rachetées en 2011 avec le groupe Lagardère.

Créé en 2008 par Maxime Valette et Guillaume Passaglia, viedemerde.fr fait un carton sur l'internet français depuis son lancement, au point que le hashtag #VDM est devenu banal sur les réseaux sociaux. Il a déjà reçu 3 millions d'anecdotes, dont 15.000 «validées» par les modérateurs, et s'avère aussi un succès en anglais.

Faire «monter» la série sur TF1

«Nous comptons entre 1,5 et 2 million de visites par jour pour VDM et autant pour la version en anglais («Fmylife»), a expliqué Valette. «En visiteurs uniques, chacun en compte environ 4 millions par mois». Les dirigeants de VDM ont gardé la maîtrise éditoriale de sa déclinaison télé. «Nous avons veillé à rester très grand public, en évitant la vulgarité», a ajouté Valette.

Le tournage des 60 épisodes de VDM a coûté «autour d'un million d'euros», a expliqué Jean-Marc Dumontet, qui a aussi acquis les droits d'une adaptation en pièce de théâtre, qui sera «la déclinaison ultérieure». «La première salve d'une série ne rapporte pas grand-chose mais on est arrivé à équilibrer le budget, c'est déjà un exploit», a-t-il souligné, sachant que les seules recettes sont la vente à NT1. «Mi-octobre, nous serons fixés sur le succès».

Avec à la clé, peut-être, faire «monter» la série sur TF1. «Tout le monde y pense», a-t-il reconnu.