Les médias corses se rebiffent

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Intimidation ? Vendredi près de Bastia, une entreprise de BTP était la cible d'un attentat. Victime collatérale : une caméra. Le reporter de France 3 Corse, Pascal Tribo, arrivé sur les lieux, a été agressé par des employés du chantier. « Ils me sommaient de ne rien filmer, et comme j'ai refusé, ils ont fracassé mon matériel par terre », relate-t-il. France 3 Corse a porté plainte contre X. Et le SNJ dénonce une tentative de « museler le service public d'information ». Lequel, au chapitre du terrorisme, est plus habitué à des représailles à caractère politique. « Les nationalistes nous taxent, insulte suprême, de “média français” tandis que la préfecture nous reproche parfois une couverture partisane des attentats, note le rédacteur en chef adjoint de France 3 Corse, Paul-François Torre. C'est la preuve que nous faisons notre métier correctement... » Pour Pierre-Louis Allessandrini, délégué local du SNJ, « l'essentiel, c'est de se rappeler que l'on est au service des citoyens ».

C. B.