Devant Canal+, les arbitres voient rouge

©2006 20 minutes

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Réduits à 10, les hommes de Marcello Lippi allaient pourtant évoluer en... supériorité numérique quelques instants plus tard quand l'arbitre renvoyait au vestiaire les Américains Pablo Mastroeni (tacle les deux pieds décollés, 45e) et Eddie Pope (2e avertissement, 47e).
Réduits à 10, les hommes de Marcello Lippi allaient pourtant évoluer en... supériorité numérique quelques instants plus tard quand l'arbitre renvoyait au vestiaire les Américains Pablo Mastroeni (tacle les deux pieds décollés, 45e) et Eddie Pope (2e avertissement, 47e). — Patrick Hertzog AFP

Le torchon brûle entre les consultants footeux de Canal+ et la direction nationale de l'arbitrage (DNA). Dans la ligne de mire des hommes en noir : leur ex-pair Gilles Veissière, devenu expert pour la chaîne cryptée en 2004. Depuis le début de la saison, il conteste à l'antenne une consigne de la DNA, selon laquelle les arbitres doivent « protéger les attaquants » en sifflant force penalties à chaque tirage de maillot.

« On espérait que Veissière ferait oeuvre de pédagogie, au lieu de quoi il organise notre massacre médiatique », juge Rémi Harrel, manager à la DNA. « Je ne vois pas au nom de quoi ces professionnels échapperaient à la critique, quand on sait ce que coûtent leurs erreurs aux clubs », rétorque Gilles Veissière. Vendredi, la DNA devrait demander à Canal+ un « droit de présence » en plateau, pour expliquer sa politique. Invités il y a quinze jours dans l'émission « Les spécialistes », ses responsables disent avoir été « mystérieusement déprogrammés » à la dernière minute.

C. B.