Jean-Luc Reichmann: «Si un jeu télé n’est pas partagé par le plus grand nombre, ça n’a aucun intérêt.»

Benjamin Chapon

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Jean-Luc Reichmann, présentateur des "12 coups de midi" sur TF1
Jean-Luc Reichmann, présentateur des "12 coups de midi" sur TF1 — LAURENT ZABULON

Trois ans après l’arrêt de «Attention à la marche», qu’il a présenté pendant dix ans, et le lancement des «12 coups de midi», Jean-Luc Reichmann fait le bilan de ce jeu télé qui réunit régulièrement 3,5 millions de téléspectateurs, soit 33% de parts d’audience.

Trois ans, c’est jeune ou c’est vieux pour un jeu télé?
La télévision, c’est un renouvellement permanent. Mais trois ans, ce n’est qu’un début pour une émission comme «Les 12 coups de midi».

A cause de son succès?
Oui. Le succès est lié aux personnes qui participent au jeu, qui sont généreuses. C’est devenu une famille, ils sont dans le partage. Là par exemple, pour les émissions spéciales anniversaire, les champions ne jouent que pour faire gagner les téléspectateurs.

La générosité, c’est ce qui explique le succès du jeu?
C’est un rendez-vous qu’on a instauré avec les téléspectateurs, ça les rasure et c’est important, parce que les gens ont besoin d’être rassuré aujourd’hui. Mais ils ont aussi besoin d’être surpris.

Et qu’est-ce qui les surprend dans le jeu?
La gentillesse et la générosité des candidats.

Vous êtes l’un des animateurs préféré des français, vous êtes aussi pour quelque chose dans ce succès non?
J’espère! J’essaye d‘être rassembleur au maximum, je recherche la proximité. Je suis très fier d’être apprécié par un grand nombre de téléspectateurs. Si un jeu télé n’est pas partagé par le plus grand nombre, ça n’a aucun intérêt.

Vous sortez peu de cette case «jeu de la mi-journée»…
C’est faux, j’ai fait des émissions à d’autres horaires, et l’an dernier  j‘ai joué au théâtre. Prendre des risques, ça m’intéresse. Quand on a arrêté «Attention à la marche» pour lancer «Les douze coups de midi», c’était un risque. Quand je joue dans un téléfilm aussi. Ça m’intéresse de lâcher les mains.

Mais les téléspectateurs vous connaissent comme présentateur de jeu. N’y-a-t-il pas un risque de confusion dans votre image?
Oui, j’en ai confiance mais dans «Léo Mattéï»,  j’interprète le commandant  de la brigade des mineurs. Et défendre les enfants, mais aussi faire de la prévention auprès des parents, c’est ce que je défends en tant qu’homme aussi. Il faut prévenir les parents des risques de l’adolescence et d’internet, leur dire que ça existe.

Pour fêter ses trois ans, «Les 12 coups de midi» réunit jusqu’au dimanche 30 juin les «maîtres de midi», anciens vainqueurs au long cours. Chaque jour, ils joueront pour faire gagner une cagnotte de 10 000 à 50 000 euros à un téléspectateur tiré au sort, et remporté le prix de «grand maître de midi 2013».