La série Odysseus fait tapisserie sur Arte

Alice Coffin

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L'Odysseus d'Arte
L'Odysseus d'Arte — Jean-Marie Marion

La télé publique grecque n’est plus. Mais la Grèce vit encore à la télévision. Sur Arte, du moins. Jeudi soir, la chaîne franco-allemande commence la diffusion d’ «Odysseus». Une série inspirée d’Homère co-produite par les Français, les Portugais et les Italiens. Elle est réalisée par par Stéphane Giusti, compte parmi ses scénaristes des membres de l’équipe d’Un village français, la très bonne série de France 3, et à son casting Niels Schneider, prix Chopard de la révélation du festival de Cannes pour son rôle de méchant mais beau bourreau des cœurs dans Les Amours imaginaires de Xavier Dolan. Si l’on résume, Odysseus a tout pour faire un beau voyage pendant les premiers épisodes en suivant la vie telle qu’elle va à Ithaque en attendant le retour d’Ulysse, puis les suivants (il y en a douze en tout) qui développent «l’histoire d’Ulysse et Télémaque » dixit Frédéric Azémar, le créateur dont «la première impulsion» a été de «parler des relations pères-fils ». Hélas si les adeptes de la mythologie grecque ne seront pas déçus, la série n’enthousiasme pas plus qu’un long et lent tissage de tapisserie.