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Jean-Pierre Mocky: «Michel Denisot et Michel Drucker ont peur de moi»

Jean-Pierre Mocky: «Michel Denisot et Michel Drucker ont peur de moi»

TELEVISION – Jimmy diffuse des adaptations de nouvelles d’Alfred Hitchcock signées par le réalisateur français, Jean-Pierre Mocky...
"C'était un acteur formidable", a dit à l'AFP le réalisateur. "J'ai remplacé Bourvil par Michel Serrault. Maintenant, je ne vois pas à qui proposer ses rôles. Je n'arrive pas à trouver un nom", a-t-il ajouté en soulignant que "c'était son meilleur copain avec Bourvil, ses deux acteurs phares".
"C'était un acteur formidable", a dit à l'AFP le réalisateur. "J'ai remplacé Bourvil par Michel Serrault. Maintenant, je ne vois pas à qui proposer ses rôles. Je n'arrive pas à trouver un nom", a-t-il ajouté en soulignant que "c'était son meilleur copain avec Bourvil, ses deux acteurs phares". - Alain Jocard AFP/Archives
Alice Coffin

Alice Coffin

Dès le mardi 21 mai, Jimmy diffusera, à raison de deux inédits chaque mardi à partir de 20h45, les adaptations des nouvelles d’Alfred Hitchcock signée signées Jean-Pierre Mocky. Dans «Myster Mocky présente» on croise Antoine de Caunes, Béatrice Dalle, ou Stéphane Guillon. Pour l’occasion, 20 Minutes a rencontré Jean-Pierre Mocky. Il raconte Hitchcock, parle du festival de Cannes, de Michel Denisot et Michel Drucker

Comment est née cette série?
Cela remonte aux années 60. Avec François Truffaut, on était allé voir Monsieur Hitchcock. Lui avait réalisé 194 films de 26 minutes avec à chaque fois une vedette dedans et une chute inattendue à la fin. Finalement j’ai moi-même commencé à les tourner en 2007!

Vous voulez en faire combien?
100. C’est la condition pour que l’étranger les achète. Il m’en reste 59 à tourner. Line Renaud et Johnny Hallyday ont dit oui. Y’en a qu’une qui veut pas c’est Catherine Deneuve. Elle ne veut pas faire de télé, elle pense que cela dévalorise les gens. Peut-être a-t-elle raison.

Vous l’aimez vous la télé ?
Bof. C’est un espace où l’on exploite la connerie des gens. Comme dans «Plus Belle la vie» on prend les gens pour des cons, en les brossant dans le sens du poil, en leur racontant leur propre vie pas très intéressante. Le téléspectateur me fait penser à un chat dont on caresse le dos et qui ronronne ! La télé peut pourtant aussi être un instrument extraordinaire.

D’ailleurs on vous y voit souvent !

Oui comme je gueule tout le temps, que j’arrive dans une émission et que je dis «vous êtes une bande de cons », on m’invite. Enfin, pas tout le monde. Il y en a deux qui ont peur de moi c’est Drucker et Denisot.

Vous lui avez fait quoi à Michel Drucker ?
Rho, je l’ai connu alors qu’il vendait des saucisses dans un supermarché. Tout ça pour dire qu’on se connait. Or, il a fait un «Vivement Dimanche» à Denise Fabre, à François Morel, moi rien. Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a dit «ce sera pour la dernière émission de ma vie car si je t’invite tu vas dire des conneries». C’est sûr que si je viens et que je lui dis «ta télévision, c’est de la merde, il va perdre de sa superbe donc il ne me fait pas venir mais ce n’est pas parce qu’il m’aime pas d’ailleurs quelquefois il me fait venir sur Europe 1.

Et Cannes, justement, vous en pensez quoi ?

D’abord il y a la sélection. Il faut savoir que pour être sélectionné il faut le demander. Il faut un dossier. Est-ce que Mozart enverrait un dossier pour faire écouter sa musique? Et puis, il y a ceux qui font du bruit. Polanski parce que ça remue la presse, Desplechin, Haneke. Après ils sont fiers d’eux, ils passent dans la rue et disent «c’est moi qui ai eu le prix, pas toi espèce de con ». C’est les Précieuses ridicules! On me dit que c’est pareil pour le prix de Rome, le prix Goncourt. Sauf que dans le cinéma ça conditionne vraiment les choses. Car c’est beaucoup d’argent ces prix.