Les coulisses de la finale de «The Voice» vues par son producteur

Benjamin Chapon
— 
Louane et Loïs, dans «The Voice», samedi 11 mai, sur TF1.
Louane et Loïs, dans «The Voice», samedi 11 mai, sur TF1. — TF1

Loïs, Olympe, Nuno Resende et Yoann Fréget s’affronteront samedi soir pour la grande finale de «The Voice», saison 2. A la clé: un contrat pour un album chez Universal. Rien de moins. Avant cela, les candidats devront affronter les décors audacieux concoctés par la production du show, et chanter en duo avec leurs coachs et les invités spéciaux will.i.am, Zaz, Christophe Maé, Lara Fabian et Patrick Bruel. Mathieu Grelier, producteur de «The Voice», nous dévoile les coulisses de cette finale de tous les dangers.

Samedi, c’est la finale, bientôt la quille…
On n’y pense pas pour l’instant, on est concentrés sur samedi soir. C’est la semaine la plus intense parce que chaque talent va chanter six chansons au lieu de deux ou trois habituellement. C’est le point culminant de la saison alors bien sûr on met la barre haut.

Vous êtes stressé?
Non. Nous sommes les gens de l’ombre, ce n’est pas nous qui chantons en direct devant des millions de téléspectateurs. Et comme il n’y a plus que quatre talents, l’ambiance en plateau est plus calme, il y a moins de monde qui court dans les couloirs.

Ils ne sont plus que quatre mais ont quatre fois plus de boulot...
Oui mais on préserve aussi nos artistes au maximum. On les prépare tout en faisant attention à ne pas les vider de leur énergie avant samedi soir. Ils doivent faire des solos, des duos et des choses un peu spéciales aussi.

Vous les sentez comment les candidats?
S’ils sont arrivés là, ce n’est pas par hasard: ils savent gérer le stress et la fatigue. Mais c’est à nous de les encadrer au mieux parce que tout le show tient sur leurs épaules.

Vous devez aussi préparer les décors, qui sont aussi attendus que les candidats...
C’est gentil de dire ça… Mais la philosophie de l’émission c’est l’émotion et la performance vocale. Notre travail consiste à créer le plus bel écrin possible à ça. C’est pour ça qu’on n’impose pas des chorégraphies à nos talents. En même temps, on essaye de surprendre le téléspectateur. On ne fait pas de la radio, on fait de la télé. Mais on veut que les gens aient l’impression d’assister à un concert plutôt qu’à une émission de télévision. On est en live, il y a de vrais musiciens. C’est un concert.

Quel est la principale difficulté sur ce type de show?
De respecter la philosophie de l’émission, de laisser le plus de place aux voix. On ne fait pas une émission de magie.

Et travailler dans l’urgence?
On choisit les chansons le lendemain du show, le dimanche, avec les coachs et les talents. A partir de ça on commence à travailler sur les arrangements, l’orchestration et les décors, les lumières. Mais bon, c’est notre métier, on a l’habitude de gérer le temps et les budgets.

Il y a un domaine dans lequel votre budget semble illimité, c’est la fumée…
Ah oui c’est vrai, on aime bien la fumée. On appelle ça la «ice». C’est une de nos astuces, avec les jeux de lumières et l’écran de fond de plateau, pour créer une vraie atmosphère de concert pendant les prestations, pour que les gens oublient qu’on est sur un plateau de télévision. Ça crée une rupture avec les moments où Nikos parle avec les coachs.