Avec «Jo», TF1 défie les séries policières américaines

Jo.M.

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Wunmi Nosaku et Jean Reno dans la série policière «Jo».
Wunmi Nosaku et Jean Reno dans la série policière «Jo». — Stéphanie Dupont

Un endroit bien défini, un meurtre, un épisode. Comme un «NCIS: Los Angeles» ou des «Experts: Miami», succès d’audience à travers le monde, la nouvelle série policière diffusée ce jeudi soir à 20h50 sur TF1 est étroitement liée à une ville. Chez «Jo», c’est Paris. «Jo» a toutefois été tourné en anglais, avec un casting international, dont le français Jean Reno dans le rôle principal du flic qui en a vu d’autres. La série vise en effet le marché international: elle a été déjà acquise par 140 chaînes à travers le monde. 

«Comme des mini Da Vinci Code»

«Il y a des lieux qui représentent davantage Paris dans l’imaginaire collectif. Si on a une ambition internationale on veut que des icônes internationales se retrouvent à l’écran», explique Michel Gomez, membre de la Mission cinéma à la mairie de Paris, qui délivre les autorisations de tournage dans la capitale. Les plus demandés ? «La tour Eiffel, le Champ-de-mars, Montmartre…», précise-t-il. Comme par hasard, ces lieux sont aussi investis par «Jo», avec la Place de la concorde, la Place Vendôme, Pigalle… Au premier épisode, le parvis de Notre-Dame de Paris devient une scène de crime.  Les enquêteurs du 36 quai des orfèvres se retrouvent autour du cadavre d’un pianiste de renom. Il a les tympans crevés et le regard tourné vers le portail du Jugement dernier. «Les épisodes sont comme des mini Da Vinci Code», sourit le producteur Klaus Zimmermann.

Eviter le Paris de carte postale

Atlantique Productions, qui a déjà porté la série d’aventure «Le transporteur» (pour M6) et celle historique  «Borgia» (pour Canal+) a toutefois souhaité éviter le Paris de carte postale et les clichés franchouillards. Comment? A l’image du casting, en mixant les nationalités et les points de vue. Deux scénaristes français, un showrunner venu d’Amérique du nord et une réalisatrice danoise pour deux épisodes. Il s’agit de Charlotte Sieling, qui a notamment travaillé sur les séries scandinaves «Borgen» et «The Killing». «Connue pour son authenticité, elle a permis d’apporter un certain sens de l’esthétique», assure Klaus Zimmermann.

Un showrunner canadien

La présence d’un «showrunner», un homme qui orchestre la série, s’inspire du savoir-faire américain. Pour les huit épisodes de «Jo», le Canadien René Balcer, auteur de «New York section criminelle». « Il va aider les différents réalisateurs et assurer une plus grande cohérence artistique», explique Klaus Zimmermann. En adaptant ces méthodes américaines, TF1 se lance vers le marché international. Après «No Limit» et «Jo», la chaine avait montré au MIPTV  à Cannes, «Taxi Brooklyn South», son nouveau projet coproduit par Luc Besson et adapté des films Taxi.

La bande-annonce de la série: