Après Pourriol, l'ex-miss météo Solweig balance sur «Le Grand Journal»

TELEVISION La jeune femme attaque l'émission de Canal+ sur sa page Facebook et son compte Twitter...

Anaëlle Grondin

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Solweig Rediger-Lizlow présente la météo au Grand Journal de Canal+, le 29 août 2011.
Solweig Rediger-Lizlow présente la météo au Grand Journal de Canal+, le 29 août 2011. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

«Le Grand Journal» de Canal+ est sous le feu des critiques depuis près d’une semaine maintenant. Et cela pourrait continuer. Alors qu’Ollivier Pourriol fait jaser avec la sortie de son livre «ON/OFF», dans lequel il retrace son année en tant que chroniqueur dans l’émission, l’ancienne miss météo Solweig Rediger-Lizlow, met son grain de sel sur les réseaux sociaux et attaque à son tour le programme présenté par Michel Denisot. En évoquant le livre du philosophe, elle écrit: «N'étant la serpillière d'aucune chaine de TV, je ne peux que vous dire: Foncez l'acheter! Une année de calvaire parfaitement retranscrite, et encore... Je le trouve assez gentil ;)».  Sur Twitter, elle répond à un internaute:

Solweig Rediger-Lizlow affirme à un internaute qu’il n’y a pas de «grande famille de la télévision»: «Le mot famille est surement le mot le plus mal choisi pour décrire ce milieu.»

L’ex miss météo n’y va pas de main morte. Elle poursuit sur Facebook, dans les commentaires: «Ma vie a tellement plus de saveur depuis que je n'ai plus à obéir au doigt et à l'œil à ces individus (…) Aucune amertume, je confirme juste que le livre d'Ollivier Pourriol est réalisé sans trucages.» 

Dans «ON/OFF», Ollivier Pourriol, chroniqueur éphémère dans «Le Grand Journal» la saison dernière, décrit l’univers impitoyable d’une émission réglée au millimètre. Sous forme de recueil de dialogues avec les autres chroniqueurs, la production, la rédaction, les techniciens, le livre égratigne un peu plus l’image de cette émission d’«infotainment» déjà en perte d’audience -  quand Nabilla n’est pas là pour la rebooster.   Au «Grand Journal», le philosophe découvre les ordres dans l'oreillette sur le timing: «Trop long», «Trop court», «Tu n'as pas posé de question», écrit Pure Medias, qui a publié les bonnes feuilles de son livre la semaine dernière.

«Personne ne te demande de lire les livres»

On lui explique notamment que ses choix littéraires doivent être «dans l’actu». Lorsqu’il explique qu’ingurgiter trois livres du jour pour le lendemain, c’est impossible, un rédacteur en chef adjoint lui aurait répondu: «Personne ne te demande de les lire (...) Tu peux le respirer, le livre». Un autre chroniqueur avait une astuce: «Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu'un qui arrive à la page 100, c'est qu'il a lu le livre». Aussi, on lui aurait bien fait comprendre qu’il lui était interdit de citer un philosophe ou un grand écrivain mort.

Dans une interview au Point parue en fin de semaine dernière, Renaud Le Van Kim dit ne «pas reconnaître» son entreprise dans «ON/OFF».  Pour lui, Ollivier Pourriol n’était simplement pas armé pour «la culture en prime-time». «Dans cet exercice télévisé, il était moins bon. Moins à l'aise qu'un Beigbeder ou qu'Augustin Trapenard cette saison. Nous l'avons néanmoins gardé toute la saison à nos côtés et j'estime que nous avons été propres avec lui d'un point de vue managérial».