Stéphane Bern : «Un mélange des genres, comme dans la vie!»

©2006 20 minutes

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Stéphane Bern, animateur.

Vous reprenez, trois mercredis par mois, la case de « Ça se discute » et ses 30 % de parts de marché. Une pression particulière ?

Je n'étais pas prévenu quand j'ai enregistré la semaine dernière ! On ne m'a pas fixé d'objectifs d'audience. Mais c'est sûr qu'il faut que le public réponde présent pour durer. Je suis donc excité, mais un peu angoissé.

Quel est le principe de « L'arène de France » ?

Deux camps s'opposent sur des thèmes polémiques. Ce soir, ce sera l'école et les privilèges. Le public vote au début et à la fin pour un parti ou l'autre. Le tout ponctué de pastilles d'humour.

Le ministre de l'Education fera face ce soir au rappeur Sinik ! Ça ne vous dérange pas de mixer politique et people ?

Mais la vie mélange les genres ! Au bureau, ça chauffe quand on parle politique, mais on rit en même temps. Je veux adopter ce ton-là. Marre de caresser les hommes d'Etat dans le sens du poil.

Vous n'avez quand même pas rudoyé Gilles de Robien ?

Mais si !

De quoi récuser les soupçons de lissage du service public éveillés par le départ de Fogiel et Ardisson...

Quand ils étaient à France Télévisions, on leur reprochait de verser dans la critique excessive ! En plus, faire ce mauvais procès, c'est insulter le talent de Laurent Ruquier ou de Guillaume Durand, qui sont, eux, restés.

Reprendrez-vous des thèmes du « Fou du roi », que vous animez sur France Inter ?

« Les grosses têtes » ou la bande à Ruquier avec les mêmes versions radio et télé, très peu pour moi.

Pourtant « L'arène de France » fait écho au « Fou du roi »...

C'est plus une boutade sur mon image de chroniqueur mondain que je traîne comme un boulet.

A quoi avez-vous renoncé en quittant Canal+ pour la Deux ?

A 30 % de mon salaire, et au droit d'officier sur d'autres chaînes. C'est la règle de Patrick de Carolis, je m'y soumets. Du coup, je lui ai demandé de beaucoup m'exploiter. Je vais animer cinq ou six prime times sur des personnalités et commenter quelques grands événements. Si Albert de Monaco se marie et que je ne suis pas au micro, je le prendrai mal !

Recueilli par R. B.