Marine Lorphelin, la Miss France 2013 a «du caractère»

TELEVISION Face à une Miss Tahiti plus déterminée que jamais, Miss Bourgogne s'est «envolée» petit à petit, remportant l'adhésion de tous sans y croire elle-même, elle qui qualifiait les semaines de préparation de «pesantes»...

Annabelle Laurent, à Limoges

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Marine Lorphelin, Miss Bourgogne, devient Miss France 2013 le 8 décembre 2012.
Marine Lorphelin, Miss Bourgogne, devient Miss France 2013 le 8 décembre 2012. — DUPUY FLORENT/SIPA

De notre envoyée spéciale à Limoges

C’est loin d’être une petite victoire. Avec 41,67% des voix, contre 23,94% pour Miss Tahiti, Miss Bourgogne est «très très bien élue» se félicite Sylvie Tellier alors qu’elle prend place aux côtés de la nouvelle Miss pour la soutenir pour sa toute première conférence de presse. Il est plus d’une heure du matin au Zénith de Limoges et Miss Bourgogne atterrit doucement. «Je n’ai pas encore conscience de ce qui va m’arriver… Mais ça va être une année merveilleuse. Je ressens une bonne partie de peur, mais une grande joie», dit-elle de ce ton naturel qui a contrasté toute la soirée face aux voix robots de certaines.  

>> Revivez par ici la soirée Miss France en live depuis le Zénith de Limoges

«Une bonne partie de peur». Peu surprenants de la bouche d’une Miss fraîchement élue, les mots ont un écho particulier pour Marine Lorphelin, qui, trois jours plus tôt, nous confiait avoir du mal à se plier à la discipline Miss France. «Il faut être en permanence présentable, au top, souriante, c’est difficile à vivre. Je suis une fille simple, j’ai parfois envie de m’exprimer normalement… C’est un peu pesant» disait-elle, évoquant «une vraie transformation physique et psychologique».

Un peu trop rebelle, la Miss Bourgogne? «Non, elle a du caractère et on aime ça. Les Français aussi attendent quelqu’un qui va mettre sa patte», rétorque Sylvie Tellier pendant que sa protégée répond aux radios. «C’est vrai qu’au début, elle demandait toujours à ce qu’on lui explique le pourquoi des choses, et je trouve ça très bien. Elle a raison, c’est difficile d’être observée par des journalistes pendant un mois» poursuit la Présidente du Comité, pourtant très bavarde dès qu'elle évoque les «règles simples» qu'elle veut «inculquer» aux Miss, «comme la ponctualité, l’élégance, la politesse»…

Quand Miss rebelle prend conscience «de l’engouement» autour d’elle

Sa victoire, Miss Bourgogne ne la comprend pas «parce qu’en face de moi, il y avait Miss Tahiti!». Miss Tahiti, mannequin depuis 5 ans, et redoutée par toutes les filles depuis le début, murmurait-on samedi soir dans les couloirs du Zénith. Quand Marine Lorphelin assurait qu’elle ne serait «pas trop déçue» en cas de défaite, Hinarini de Longeaux nous disait «espérer très très fort» sa victoire, sans émettre la moindre réserve sur la vie de Miss. «Tahiti avait une très belle ambassadrice pour cette année, il ne lui manquait rien. Elle est magnifique, radieuse. C’est plus une question de bonne étoile», tranche Sylvie Tellier, reine de la diplomatie.

Imperceptible à la télévision, dans la salle bondée du Zénith, quelques heures plus tôt, l’avantage de Miss Bourgogne ne faisait aucun doute. Chaque avancée de la Miss était acclamée. «J’ai pris conscience petit à petit de l’engouement qu’il y avait autour de moi», glisse Marine Lorphelin sans prétention. «Elle s’est envolée petit à petit, on l’a vue partir!» renchérit Sylvie Tellier.

Dès ce soir, qu’elle soit prête ou non, le marathon commence. Retour à Paris dans la nuit, séances photo, plateaux télés. Deux semaines chargées pendant lesquelles Marine va «donner le ton de son année», assure Sylvie Tellier. «Chaque Miss est différente et Marine a sûrement beaucoup de choses à nous apprendre, sur le don d’organes par exemple». Le don d’organes, un sujet «qui tient à cœur» à l’étudiante en deuxième année de médecine, qui «pour l’instant» se voit pédiatre ou obstétricienne. 

La Miss qui met ses études entre parenthèses «pour les reprendre de plus belle» va-t-elle tenir le coup pour l’année de médiatisation qui l’attend? «Si elle a été capable de faire sa première année de médecine, je pense qu’elle peut tout faire. Miss France c’est le Club Med à côté», conclut Sylvie Tellier.